12/12/2010

L'ENFANT ET LE CHIEN

Le chien est un animal domestique

 

- Il a été adopté, éduqué, sélectionné   par l’homme depuis des millénaires

- grâce à ses qualités d’attention, de curiosité, de mordant, d’obéissance, de rapidité etc.

- comme compagnon d’utilité ou de travail: chien berger, de chasse, de garde, de transport, chien guide etc.

- ensuite de famille, de loisir et de sport

 

A l’origine, le chien

 

- est un animal curieux et rapide, qui suit ses instincts

- Il est  carnivore et équipé d’une gueule impressionnante pour attraper, mordre et tuer une proie pour se nourrir et nourrir les siens

- La meute est sa famille, son groupe, sa tribu fortement hiérarchisée où il a sa place bien établie

- Il aboie et mordille pour s’exprimer

- L’instinct de proie existe toujours et présente un risque mais aussi une opportunité de jeu

 

Le chien est différent de l’enfant

 

- Il s’exprime par un langage corporel:

-    droit sur ses pattes = fier ou dominant

-    presque accroupi = craintif ou soumis

-    oreilles abaissées = inquiet

-    oreilles relevées = attentif

-    queue relevée = fier ou dominant

-    ou entre les pattes = apeuré ou soumis

-    queue agitée = content ou excité

-    poil hérissé = agressif ou excité

- Il devient adulte en quelques mois

- Il  est vif mais a besoin aussi de calme

- Il vaut mieux limiter les comparaisons humaines: il a mal s’il est frappé, il est malade s’il mange trop...

 

La sécurité avant tout:

ne jamais laisser l’enfant  seul avec un chien

 

- même connu avant l’âge de raison

- A 3 ans l’enfant n’a pas le développement psychomoteur adapté au chien

- Ses gestes maladroits peuvent induire une réaction brusque ou défensive

- Sa petite taille est une faiblesse: il faut sur-élever le petit enfant et protéger sa figure

- A 5-7 ans l’enfant peut apprendre avec  l’adulte  à comprendre le comportement du chien et commencer à le respecter

 

Des consignes de sécurité pour les enfants

 

- Ne pas taper le chien, le coincer = menace

- Ne pas l’embrasser ou le serrer trop fort

- Le chien dort et mange seul: ne pas le déranger

- Ne pas approcher un chien inconnu, le caresser ou lui donner à manger sauf avec un adulte parent et avec l’accord du propriétaire

- Appeler son chien pour jouer et ne pas le forcer à venir

- Ne pas défier le chien et le regarder dans les yeux, le chien peut se sentir agressé

- Ne pas s’encourir devant un chien ou lui tendre la main s’il est excité ou agressif

- Ne plus bouger, les bras et les mains près du corps ou de la figure pour le calmer

 

L’acquisition ou l’accueil d’un chien ou chiot

 

- demande une décision après une réflexion en famille

- Le chien vit +-10-15 ans

- Il n’est pas un jouet ou un objet choisi pour sa beauté: il s’attache à une famille et ne doit pas être abandonné

- Le chien qui convient est celui qui répond à une liste de questions à se poser avec un vétérinaire ou un éducateur canin: race petite/grande, chien de famille, d’utilité ou de sport, chiot à éduquer ou chien à adopter etc.

- Il apporte une relation bénéfique à l’enfant et sera un «copain discret»

- Il a des besoins:

-    une place à lui pour boire, manger et pour se retirer ou dormir

-    de l’espace pour se dégourdir les pattes, un jardin, un parc, la campagne...

-    d’hébergement (couchage), de garde, de nourriture, de vétérinaire...

- Ceci génère des frais à bien estimer

- Il faut une organisation: qui fait quoi?

- L’enfant ne doit pas être responsable de son chien mais il se sentira valorisé de s’en occuper et prendra confiance en lui

- L’enfant est motivé à quitter sa TV ou PS et voit autre chose proche de la nature

 

Vivre avec le chien ou chiot

 

- Sa place est après l’être humain que ce soit pour dormir, manger ou sortir

- Il doit être socialisé: apprendre à vivre en famille et en société dès le plus jeune âge en le confrontant et l’habituant aux autres enfants ou personnes,  à la rue, aux autres animaux et aux divers lieux de fréquentation et de sortie...

- Il a besoin d’activité, un chien enfermé devient agressif ou déprimé

- Il aime apprendre, jouer et obéir sur base de récompenses (caresses, paroles de joie, bonbons…) et non de corrections

- Des cours d’éducation canine sont utiles pour connaître les gestes et les ordres de base et éviter les erreurs.

 

 

Cette plaquette d’information à l’attention des enfants et de leurs parents contient des principes généraux à nuancer selon le chien, l’enfant, l’adulte et les situations.

Son auteur,  Didier Goormans, vice-président du Club canin les Baraques de Waterloo a été notamment inspiré par une excellente brochure illustrée de l’O.N.E. « L’enfant et le chien » cfr one.be

 

09:56 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : club canin, les baraques, waterloo, chien, comportement, enfant, st hubert |  Facebook |

19/04/2009

Les Hovawarts

 

 

Hovawart, …

Hella dans les premières neiges 5 janvier 2009 052 (Small)
 

Origines

Les premiers renseignements sur le Hovawart sont connus dès 1210.

En 1473, nous retrouvons le Hovawart sur la liste des cinq races les plus nobles, il est décrit comme le limier idéal pour poursuivre les malfaiteurs.

Après le Moyen Age la race s'éteint lentement pour faire face à de nouvelles races comme le Berger Allemand, qui remplace le Hovawart comme chien de garde et de travail.

Au début du 20ème siècle, le Hovawart avait pratiquement disparu. Un groupe d'enthousiastes, dont Kurt Friedrich Konig décidèrent de faire une tentative pour sauver la race.

C'est en 1937 le " Kennel Club Allemand " reconnaît le Hovawart comme race.

Tous ces efforts furent presque anéantis durant la 2ème guerre mondiale par sa mise au travail comme chien de guerre et pour ses capacités de chien de somme. Ainsi en 1945 il ne restait plus que quelques Hovawarts.

A cause du grand intérêt pour la race et avec l'appui et l'enthousiasme d'Otto Schramm le "Rassezuchtverein für Hovawart-Hunde Coburg" fut fondé en 1947. Grâce à l'effort de ce club, le " Kennel Club Allemand "reconnaissait en 1964 le Hovawart comme septième race sur la liste des chiens d'utilité.

L'Élevage se propagea aussi dans d'autres pays d'Europe et pour ainsi dire partout dans le monde. En 1984, le " International Hovawart Fédération " (I.H.F.) est fondé. Des conventions et des règles claires et distinctes furent éditées à l'égard de l'Élevage des Hovawarts. Le I.H.F. représente aujourd'hui environ 13 pays pour promouvoir l'Élevage des Hovawarts, la conservation et l'amélioration de la race.

Standard :

ASPECT GENERAL : Le Hovawart est un chien d'utilité vigoureux, de taille moyenne, de forme légèrement allongée et à poil long. La différence entre mâle et femelle est nettement marquée, surtout en ce qui concerne la forme de la tête et la conformation.

PROPORTIONS IMPORTANTES : La longueur du tronc mesure environ 10 à 15% de plus que la hauteur au garrot.

Comportement

Excellent gardien, le Hovawart prévient et impressionne par sa grosse voix. Il adore sa famille et surtout les enfants, il sera une véritable nounou pour les tout petits, ce n'est pas un chien que l'on doit enfermer dans un chenil il a besoin d'un contact avec toutes sa famille. C'est un chien calme et joyeux qui sait vivre parfaitement avec d'autres animaux domestiques.

C'est un chien qui grandit mentalement très doucement, il ne sera mature que vers l'âge de 2 ans mais gardera toujours la vitalité et l'esprit du jeune chien. Il a besoin d'exercice, de promenades journalières ou d'un vaste terrain ou il pourra courir à sa guise.

Conseil :

Le Hovawart comprend très vite ce qu'on lui demande mais ne supporte pas la monotonie des exercices, des leçons courtes avec beaucoup de motivation et des variantes d'exercices sont les clés du dressage du Hovawart. Son éducation se fera en douceur mais avec fermeté des son plus jeune âge.

Hella dans les premières neiges 5 janvier 2009 070 (Small)

Texte : JACCONI Christine
Élevage Fabien de Jye
340 rue de l'Étang de la Goutte
Moyenpal
88 220 XERTIGNY
Tél. : 03 29 39 32 19
site Internet :
www.Fabien-de-Jye.net

 

30/11/2008

Le vocabulaire à employer avec votre chien

KESKIDI ?

 

Nos amis canins ont des origines fort diverses, les ancêtres de nos petits chouchous sont nés au Canada, en France, en Belgique, Hollande, pays scandinaves, pays de  l’Est, Asie,…, voire en Afrique.  

 

Et pourtant ils ont tous l’air de se comprendre !!!

 

L’idéal pour une bonne compréhension entre nous et nos chiens serait d’apprendre leur langage.  Mais, mais, mais, je nous vois mal nous mettre à quatre pattes, dresser nos oreilles ou encore balancer la queue pour inviter Médor à jouer à la baballe!

Alors, le plus simple est de leur apprendre quelques codes, pas besoin de leur apprendre le Français, les accords des participes ou encore le subjonctif imparfait.

Un vocabulaire très simple et relativement limité devrait nous permettre de communiquer.

L’expérience à montrer que nos compagnons peuvent assimiler pas mal de ces codes, l’effort doit venir du maître:

·       chaque fois le même mot (son) pour le même ordre

·       des sonorités biens différentes pour des ordres différents

·       pas de grande tirade, mais des sons brefs et clairs

·       Une répétition fréquente jusqu’à acquisition

·      

Pour les félicitations, ce que votre chien devrait entendre le plus souvent,  et contrairement aux recommandations précédentes je vous invite à vous lancer dans une tirade du genre :

« Ouuuuuuiiiiiii….., bienbienbien, qué bon chien ça, bon pépère, ça c’est un grand loulou, Houuuuu ... ça c’est le bon kiki à son papa, Sèlekikihakisa hein hein sèlekikihaki ………… ».

 

 

Vocabulaire

Voici une petite liste qui devrait vous aider pour la base de l’éducation de votre compagnon.  N’oubliez pas d’éveiller l’attention de votre chien en précédant l’ordre de son nom (Médor, au pied !), sauf pour le « Reste » où le nom pourrait être compris comme une invitation au retour au pied.

 

(A) ta place

Pour le retour en place

Assis

Très explicite !

Au pied

Pour l’inviter à retourner à sa place, à côté du maître

Couché

Très explicite !

Debout

Très explicite !

Dedans

Passer dans quelque chose (tunnel)

Face

Lors du rappel, pour avoir le chien en «Assis devant»

Non

Pour TOUT ce qui n’est pas autorisé

Passe

Pour le passage d’un obstacle (poutre d’équilibre)

Pied

Au démarrage de la marche et pour lui rappeler où est sa place durant la marche

Reste

Où il est, dans la position dans laquelle il se trouve

Stop

Pour l’arrêter dans toute progression

Up / Hop

Pour monter sur un obstacle, l’inviter au saut (table)

Va

Mot magique qui leur donne le droit d’aller jouer, renifler etc …

Ces mots codes vont seront régulièrement rappelés par les éducateurs lors des exercices sur le terrain.

 

Pour vous, juste quelques mots à garder en mémoire

pour lui, toute une éducation !

 

09/11/2008

La crise de puberté chez le chien

LA CRISE DE LA PUBERTE

 

« Mon chien avait jusqu’à présent un comportement, non pas parfait mais « acceptable », depuis qu’il a commencé à lever la patte pour uriner celui-ci a changé de manière très désagréable. Il aboie pour un rien, il ne revient plus au rappel,, il se met à avoir peur des choses qu’il ne connaît pas ou des personnes étrangères, il mordille sa laisse ainsi que nos habits… »

 

 

L’âge bête

 

On peut définir la puberté comme l’apparition des premières chaleurs pour la femelle et la production de spermatozoïdes par le mâle. Il y a une phase pré-pubertaire, une phase de puberté et une phase d’adolescence. C’est un stade très important pour l’organisme où des transformations vont se réaliser tant d’un point de vue psychique que physique par le biais du processus hormonal.

 

Chez les humains on appelle cela « l’âge bête » ou « l’âge ingrat » avec la même crise d’identité qui fait remettre en question bien des choses du monde où ils vivent. Chez le chien le début de la puberté va varier selon la race, de 6 mois à un an, alors que chez son ancêtre le loup elle se situe vers 2 ans.

 

Cette étape dans son développement est très importante car toute sa vie future et ses relations avec ses maîtres ou l’univers qui l’entoure vont souvent en dépendre.

 

 

Les incompréhensions des maîtres

 

Ils parleront de caprices, d’indépendance, de troubles de l’humeur, de peurs irraisonnées. Ils diront que le chiot fait « du cinéma », qu’il « se moque d’eux », etc. Un langage anthropomorphique qui explique bien des choses…

 

 

Le détachement

 

Dans la nature ou chez l’éleveur, il va apprendre déjà à se détacher de sa mère autour de la sixième semaine de vie car celle-ci refuse qu’il tète (ses dents font mal, c’est le sevrage naturel), et s’il insiste elle peut le menacer ou même le pincer légèrement. Ce qui entraîne de la part du chiot un cri et la posture sur le dos pour apaiser l’agression. Le chiot apprendra également des autres chiens adultes la soumission et le respect.

 

Plus tard, vers 16 semaines, les chiots qui pouvaient auparavant partager la gamelle de la mère ou des adultes vont se voir rejeter.

 

Nous avons là la première indication.

 

Le chiot doit apprendre à se détacher de l’humain qu’il considère comme un congénère. Un congénère qui peut être, selon ses réactions et le mode de vie qu’il donne à son élève : un égal, un inférieur, un supérieur. Le plus grand défaut des humains, c’est de prendre le chiot pour un enfant et d’entretenir des relations de parent à enfant qui ne correspondent pas aux critères canins. Il est nécessaire dés son arrivée à la maison d’imposer des règles de vie en société, comme celles que reçoit le louveteau dans sa meute. Celles-ci sont claires, précises, immuables, lorsqu’on approche de la puberté ce n’est pas le moment de céder du terrain et d’accorder des privilèges !

 

 

La hiérarchisation spatiale

 

En toute logique, l’ado qui devient pubère doit être éloigné des zones hiérarchiques sans ambigüité, il ne doit pas coucher dans la chambre, encore moins dans le lit. Si l’attachement est trop fort à une personne du groupe, en général du sexe opposé, le chien risque de se l’accaparer et refuser l’approche des autres membres de la famille et des étrangers.

 

Son lieu de couchage est à l’écart, c’est son lieu de repos que l’on doit respecter. Il est facile de conditionner le chiot à un carré de tissu qui représente la « place » et que l’on pose dans sa corbeille. Ce carré de tissu nous sera bien utile en voyage ou au restaurant car cela permettra d’envoyer notre chien dessus « à ta place », il y sera détendu car c’est un repéré important qui sécurise en milieu inconnu.

 

 

Les mordillements de la laisse et des habits

 

Un défaut de hiérarchisation se fabrique avec les éléments que nous avons évoqués, il est donc tout à fait normal que votre ado revendique et se rebelle s’il est contrarié ou simplement pour attirer votre attention. Au lieu de taper du pied ou de claquer les portes comme un jeune humain, le chiot qui devient un chien va manifester à sa façon. Une crise d’opposition qui consiste à faire la sourde oreille au rappel, à mordiller la laisse ou les habits… Un petit test sur ses maîtres afin de savoir jusqu’où il peut aller trop loin !

 

La rééducation de ce comportement très gênant qui risque de dégénérer ne doit pas avoir recours comme certains le préconise à la prise en main avec brutalité et douleur pour « dominer » à tout prix, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une crise passagère. Il existe des centaines de chiens dont les rapports amicaux avec le maître ont étés définitivement brisés en usant de cette méthode.

 

L’idéal, c’est de dévier l’attention au moment du mordillement, à l’aide de la balle de jeu par exemple. Dans les cas les plus difficiles on peut avoir recours au pistolet à eau qui est d’un usage commode pour pénaliser à distance.

 

 

Joseph ORTEGA

http://ecole.du.chiot.free.fr

15/10/2008

Race de chien : le labrador

 

Le labrador : le bienheureux compagnon

Adorant l'eau, le jeu et facile à éduquer, le labrador est devenu depuis quelques décennies le plus populaires des chiens. Selon la légende, le labrador serait issu du croisement d'un terre-neuve et d'une loutre.

Que ce soit vrai ou faux, peu importe, il y aurait plus d'un point commun entre la loutre et le labrador. En premier, il y a la queue qui est typique de cette race, très aplatie par en-dessous avec une attache très large, très dense et qui lui sert de gouvernail dans son milieu préféré : l'eau...

Le pelage est une autre ressemblance, le poil de ce chien étant particulier, car il le protège efficacement de l'eau froide et il est un excellent nageur avec ses pattes palmées.

Qu'est-ce qui a fait que cette race est devenue si populaire ? Cela tient à plusieurs facteurs. Le labrador est avant tout un chien des plus sociables, on ne le “dresse” pas, on l'éduque. Il recherche la présence de l'humain, il est très doux avec les enfants. La dominance n'est pas recherchée pour cette race et il n'a pas besoin d'un toilettage exigeant. Qui plus est, il est autonettoyant. Il n'est pas petit, mais s'il est bien éduqué, il prendra moins de place dans la maison que le chat.
Si vous recherchez un chien ayant toutes ces qualités et que vous ne désirez pas un chien de garde, c'est votre homme... pardon, votre chien !

Un peu d'histoire

Il y aurait plusieurs versions sur les origines du labrador, mais la plus probable est qu'il serait arrivé à Terre-Neuve avec les explorateurs du Nouveau Monde, les pêcheurs de morue et les colons venus d'Angleterre, d'Europe et de Norvège.
Avec le temps, les conditions de vie très rudes de ce coin de pays modelèrent des chiens aux qualités peu communes. Ils étaient de remarquables chiens d'eau qui étaient fréquemment d'une teinte unie, noire le plus souvent, que l'on nommait terre-neuve de St-John's, vivant dans la région de la capitale de l'île de Terre-Neuve.
Selon des auteurs britanniques, ce St-John était le chien idéal pour les pêcheurs locaux qui développaient et utilisait ses tendances naturelles. Ainsi, le St-John aurait aidé à tirer les filets au large et récupérait les poissons échappés du filet.
Le nom de Lord Malmesbury est connu comme le promoteur de la race à ses débuts. Il décida de faire l'élevage de ce chien qui, de par ses qualités de plongeur et de nageur, avait attiré son attention. Il le nomma labrador à cause de la région d'origine de ses souches. C'est lui qui produisit le premier ancêtre des labradors.

Son caractère

La joie de vivre est sans nul doute ce qui définit le mieux le labrador. Il est de nature soumise et aime passionnément travailler. Une éducation et un entraînement sous forme de jeu de la part de son maître feront que le labrador placera celui-ci sur un piédestal sans jamais chercher à l'atteindre et il étendra cette adoration à tout votre entourage.

C'est un chien, par contre, qui déteste la solitude. Pour lui, le bonheur sera de faire partie de la meute (votre famille) et il acceptera sans rechigner la dernière place dans l'échelle hiérarchique de la meute familiale.

Si vous désirez un compagnon à vos pieds au repos toute la journée et ne pouvez lui accorder un entraînement de 30 minutes trois fois par semaine, oubliez le labrador. Vous ne seriez pas heureux ensemble. Offrez-lui ce pourquoi il a été sélectionné: la nage, le rapport d'objets, de l'activité sous diverses formes, l'obéissance, l'agilité et la promenade au côté de son maître à bicyclette (pas avant l'âge de 18 mois), tout cela sous forme de jeu, il vous le rendra au centuple en affection et en plaisir tout au long de sa vie.La polyvalence, un atout maître !

La réputation du labrador n'est plus à faire, il a été utilisé dans tellement de domaines différents, mais citons quelques exemples : rapporteur d'excellence, il peut retrouver un oiseau perdu sur ou sous un plan d'eau, eh oui ! le labrador peut aussi plonger et replonger en apnée de longues secondes pour retrouver son canard qui s'accroche aux joncs, trahi par les bulles d'air qui reviennent à la surface. L'eau froide ne le rebute pas, son poil dense, jamais mouillé jusqu'à la peau et qui sèche rapidement, lui permet de faire son mandat.

Il travaille aussi très bien sur terre, il obéit à son maître qui peut le diriger visuellement ou à l'aide d'un sifflet à grande distance (plus de 150 mètres). Il peut, sur demande de son maître, rechercher un gibier qu'il n'a pas vu tomber: il fera des zigzags pour le rattraper avec son flair.
Si deux oiseaux sont tombés, il mémorisera l'endroit où ils tombent et les recherchera dans l'ordre qu'il les a vus tomber. Chien-guide, il pourra aider le non-voyant à se déplacer dans le labyrinthe de la ville ou d'un endroit inconnu.

Un labrador qui n'est pas sélectionné comme chien-guide peut très bien aider des personnes handicapées motrices dans leurs déplacements en fauteuil roulant en tirant, en ouvrant et fermant les portes. Il oeuvre aussi à titre de chien pour la zoothérapie, chien pour la recherche d'explosifs, de drogue, de personnes disparues, mais avant tout comme un compagnon de famille merveilleux. Il adore les enfants et deviendra un grand frère pour les plus petits, il supportera beaucoup d'accolades et d'assauts avec patience, il s'intégrera facilement au milieu familial, pour peu qu'on lui donne une routine de vie agréable et de l'exercice régulièrement.

Le type

Il y a deux tendances chez les éleveurs de labradors. Il y a une lignée américaine recherchée par les chasseurs passionnés car elle est active, énergique et travaillera très bien toute la journée de chasse. Il y a la lignée anglaise qui est, quant à elle, utilisée en conformation et fera un chien de famille plus calme que celui de la lignée américaine, ce qui ne l'empêchera pas de pouvoir être entraîné pour la chasse avec un certain succès.

Les standards

Le poids approximatif des mâles et des femelles en condition de travail : mâles : 27 à 34 kg et femelles : 25 à 32 kg. Quant à la hauteur aux épaules, celle-ci est pour les mâles de 57 à 62 cm, tandis qu'elle est de 54 à 60 cm pour les femelles.
Le labrador doit être costaud, le rein court. Le rein et l'arrière-train sont larges et puissants. Le pelage est particulier au labrador: il doit être court, très dense, sans ondulation et donner une impression d'être rêche au toucher. À ses débuts, la couleur noire dominait. Aujourd'hui, les couleurs sont le noir, le jaune et le brun (qui, par ailleurs, a toujours été plus rare que les autres couleurs... et il semble que ce soit aux États-Unis qu'on l'apprécie le plus dans sa version brune). Une petite tache blanche sur le poitrail est permise. Les yeux démontrant de l'intelligence et un bon tempérament sont préférablement bruns ou noisettes, le contour des yeux et la truffe doivent être brun foncé ou noir.

Le crâne est large et plat, l'arrêt du front doit être marqué, les mâchoires moyennes et les dents puissantes. Les oreilles moyennes sont triangulaires, retombant contre la tête et sont situées plutôt vers l'arrière. Le cou est fort.
Sa poitrine est large, puissante et bien descendue. Il possède une ossature forte.
Il peut vivre en moyenne une dizaine d'années. Cependant, comme toutes les grandes races de chien, il peut développer la dysplasie de la hanche. La race est aussi sensible à certaines maladies héréditaires, telle l'atrophie progressive de la rétine (PRA) et la cataracte.

En conclusion...

Si vous pensez acquérir un labrador, assurez-vous de pouvoir lui accorder du temps en éducation et en entraînement physique, car s'il n'est pas bien éduqué, il deviendra un délinquant qui vous jouera des tours pendables. Il vous faudra, si possible, avoir accès à de l'espace de jeu extérieur... il pourra difficilement se contenter d'un trois et demi en permanence.

Côté alimentation, le labrador a établi aussi sa réputation de bon vivant, il avalera son repas en moins de deux. Il faudra veiller à l'embonpoint, car il ne semble être jamais rassasié.
Si vous respectez ses besoins, il vous apportera un sourire à chaque jour.

Daniel Gravel

scoubidou 10 sept 06

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L'évolution du chien

Le développement du chiot

La période néo-natale (0-15jours)

Le chiot est aveugle, presque sourd et dépend complètement de sa mère. Le toucher est le sens dominant, c’est lui qui permet au chiot de retrouver les mamelles pour se nourrir.

Jusque vers 15 jours le chiot ne sait pas faire seul ses besoins, c’est la mère qui l’aide en faisant sa toilette (léchage de la région ano-génitale).

La période de transition (15-30 jours)

Le chiot achève le développement de son cortex cérébral: il a ouvert les yeux , les conduits auditifs aussi, le goût et l’odorat deviennent fonctionnels: c’est l’apprentissage des perceptions.

A trois semaines, le chiot peut commencer à laper les liquides; à 4 semaines il commence à mâcher les petits fragments. A six semaines , toutes ses dents de lait sont en place, il peut donc se nourrir seul.

La période de socialisation (30 jours-3 mois)

C’est une période-clé dans le développement psychique du chiot: il va acquérir les comportements nécessaires à sa vie en meute (reconnaissance de l’espèce et hiérarchisation).

L’imprégnation correspond à l’identification à l’espèce: en naissant, le chiot ne sait pas qu’il appartient à l’espèce canine, et c’est l’intensité des rapports avec la mère et le reste de la portée qui va le lui apprendre. Il est essentiel de garder au moins jusqu’à six semaines le chiot avec sa mère, sous peine de voir se développer de graves troubles du comportement (dyssocialisation primaire).

Au cours de cette période, le chiot est extrêmement sensible à son environnement: plus il sera stimulé, plus il saura s’adapter ultérieurement à toute variation extérieure; c’est pourquoi les chiots élevés en famille, qui gardent un excellent souvenir des contacts avec les humains (jeux avec es enfants) sont beaucoup plus sociables que les chiots élevés isolés.

L’apprentissage de la hiérarchie se fait dès le sevrage: à ce moment, le chiot ne dépend plus que de sa mère pour se nourrir, mais doit se plier aux codes de la meute pour l’accès à la nourriture, en laissant la préséance aux dominants.

Au cours des jeux avec le reste de la portée, il apprend aussi le contrôle de la morsure: s’il mord un peut fort un de ses frères ou sœurs, le mordu manifeste en couinant, et la mère intervient en punissant le fautif (léger serrage de la peau du cou). Si votre chiot mordille trop fort, adoptez le même comportement que la mère: saisissez-le doucement par la peau du cou pour décoller légèrement les pattes avant du sol, en disant fermement “non!”. Le chiot comprendra très bien ce signal.

Ultérieurement : les changements apportés par la puberté.

La puberté intervient à partir de six mois chez les petites races, plus tardivement (jusqu’à 10 mois) chez les grandes races. En dehors des manifestations sexuelles (apparition des chaleurs chez la femelle, désir de fugues chez certains mâles), c’est aussi une période d’affirmation du caractère: le chien va définitivement prendre sa place hiérarchique dans la maison, à l’intérieur de la meute constituée par la famille d’accueil.

C’est donc naturellement un moment où il va falloir être attentif aux excès de dominance. Voir à ce sujet le topo sur l’importance de la hiérarchie dans l’éducation du chien.

 

 

Source vet&cie

13:20 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chien, waterloo, animaux, comportement, club canin, les baraques, vet cie |  Facebook |

27/02/2008

Quelques conseils pour vos chiots

   

L'Alimentation

Le chiot doit toujours avoir à sa disposition un récipient d'eau fraîche (régulièrement changée).


Jusqu'à 5 ou 6 mois, distribuez sa ration journalière en trois ou quatre prises, à heures régulières, toujours dans la même gamelle, et au même endroit.


Au bout d'un an, l'animal peut se satisfaire d'un seul repas par jour.  Lorsque le chien adulte est actif ou de grande taille, vous pouvez garder un rythme de deux repas par jour.

La distribution des repas va développer entre votre chiot et vous des relations étroites. Habituez-le à ce qu'on lui enlève sa gamelle sans grogner.  Faites lui prendre la position « Assis » ou « Couché » avant de l'autoriser à manger.

Distribuez de préférence les repas de votre chiot après ceux de son(ses) maître(s), cela permettra de bien fixer la hiérarchie au sein de votre meute familiale.

 

S'il repousse son plat, retirez-lui sa gamelle après 10 minutes et ne lui donner rien avant le prochain repas.

Le grignotage est déconseillé car il favorise l'embonpoint (prévoyez tout de même quelques friandises en récompense lors des exercices d'obéissance). Veillez également à bien respecter les quantités d'aliments à administrer en fonction de son poids, afin d'éviter toute surcharge pondérale pouvant entraîner des problèmes d'aplomb, de déformation du squelette. Un chiot trop enveloppé peut devenir obèse une fois adulte, et risque d'être exposé à de graves ennuis de santé :


Un chien est atteint d'obésité lorsque son poids excède 20% du poids normal du jeune adulte. Un tiers des chiens consultés par un vétérinaire sont obèses !

chiots qui mangent

Le repos

 

Un chiot passe la majeure partie de son temps à dormir, c'est tout à fait normal et indispensable pour sa croissance et pour son équilibre psychologique.
C'est primordial de respecter le repos du chiot. Il faut essayer de placer son panier dans un endroit de la maison hors du passage, au calme, mais pas à l'abri des bruits de la maison.

 

Ne réveillez pas le chiot qui dort, son sommeil doit être impérativement respecté.

En effet, la vie d'un chiot et d'un jeune chien se caractérise par l'alternance de périodes de repos et de moments d'éveil où il déborde d'énergie.
N'oubliez surtout pas qu'un chiot a un rythme biologique qui diffère de celui de l'être humain.
Pendant son sommeil, son organisme assure sa croissance.
Le chiot de 2 mois dort environ 14 heures sur 24 (c'est-à-dire toute la nuit et plusieurs périodes dans la journée). Son rythme d'activités doit être régulier.

chiots dodo


La Toilette

 

Le chiot ne doit pas être lavé avant 6 mois/1an (son poil et sa peau n'ont pas encore toutes les protections nécessaires), toutefois si son état nécessite vraiment un bain, utilisez un shampoing adapté à son âge.

Des soins répétés, faits en douceur, habitueront le chien au contact avec l'humain.

La propreté
Elle s'apprend dès les premières minutes. Dès votre arrivée mettez votre chiot sur l'herbe pour le soulager et répétez cela toutes les deux heures, après chaque repas ou dès qu'il se réveille.
Si vous n'avez pas de jardin, effectuez la même manoeuvre sur un journal. Cela vous permettra de faire la transition du journal à l'extérieur plus facilement en disposant un journal dehors et en réduisant progressivement la surface du journal.
De même, chaque fois qu'il fait mine de faire ses besoins (il s'agite et tourne sur lui-même)
transportez-le à l'endroit voulu. Ne manquez pas de le féliciter par quelques caresses à chaque fois. Ces démarches sont fastidieuses mais permettent d'obtenir des résultats rapidement.  Si vous le prenez sur le fait ou si vous découvrez à posteriori ses déjections, le réprimander ou lui mettre « le museau dedans » est inutile car complètement incompréhensible pour lui :
- Dans le premier cas, il risque d'assimiler le fait de faire ses besoins à un acte répréhensible

- Dans le second cas, il peut associer la puchiots qui séchent
nition à son comportement du moment.
Dans tous les cas, veillez à ce que le nettoyage soit fait en dehors de sa présence: Il évitera d'associer cela à une façon d'attirer votre attention.

La Voiture

 

Les premiers voyages en voiture du chiot sont souvent liés à des épreuves difficiles (la séparation lorsqu'il quitte sa maman, ses frères et sœurs et la première visite chez le vétérinaire).

A nous de lui donner une autre image de cette caisse de métal qui le fait basculer de gauche à droite et d'avant en arrière.  Dès qu'il aura reçu ses premiers vaccins, emmenons-le « en voiture » (plusieurs fois par semaine) jusqu'à un lieu de promenade et de détente distant de moins de 2 km de « son » logis.  Ensuite emmenez votre chien en ville, au marché et surtout au club canin.

Veillez à ce qu'il n'ait rien manger plusieurs heures avant de prendre la route, préférez les cages de transport aux ceintures de sécurité, si le chiot est dans le coffre de votre break placez un isolant contre l'électricité statique sur le plancher.

chiots voiture

 

18/03/2007

Le test de Campbell

Le test de Campbell

Mis au point par l'éthologiste américain Campbell il y a 25 ans, ces tests restent le meilleur moyen de choisir un chiot en fonction de ce que l'on attend de lui et de sa future fonction au sein du foyer. Ils peuvent être pratiqués par l'éleveur, en vue d'une sélection, ou par le futur propriétaire.
3 types de comportements ont été définis: Agressif, soumis et indépendant.
Le test comprend 5 exercices, réalisables en peu de temps et faciles à interpréter. Il permet d'acquérir de solides informations sur le caractère de base du chiot.

Notez les résultats au fur et à mesure, puis reportez vous à :
Interprétation des Résultats.

 

1) L'ATTRACTION SOCIALE

Définissez une zone de votre choix, pénétrez à l'intérieur et placez doucement le chiot en son centre, puis éloignez-vous de lui de quelques mètres dans le sens opposé à celui par lequel vous êtes entré. Agenouillez-vous alors et essayer d'attirer le chiot en frappant doucement dans vos mains. Vous verrez alors s'il vient vers vous ou non, et, dans l'affirmative, s'il porte son fouet (queue) haut ou bas. Cela vous permettra d'apprécier son sens social et de tirer des conclusions sur sa nature, plus ou moins confiante, ou indépendante.

ATTITUDE ET NOTATION
Vient directement, la queue haute, saute, mord : DD
Vient directement, queue haute, donne la patte : D
Vient directement, queue basse : S
Vient en hésitant, queue basse : SS
Ne vient pas : I

 

2) APTITUDE À LA COMPAGNIE DE L'HOMME

Debout près du chiot, éloignez-vous-en, en marchant normalement. Ses réactions révéleront clairement son aptitude plus ou moins grande à vous suivre. S'il ne vient pas du tout, il est très indépendant. Assurez-vous tout de même qu'il vous a vu démarrer.

ATTITUDE ET NOTATION
Envie de suivre. Saute, donne la patte, mord, gronde : DD
Suit directement, queue haute, dans vos pieds : D
Suit directement, queue haute, dans vos pieds, saute : DD
Suit directement, queue basse : S
Suit en hésitant, queue basse : SS
S'en va et se tient à distance : I
Ne suit pas, va de son côté : I

 

3) RÉACTIONS À LA DOMINANCE PAR CONTRAINTE

Accroupissez-vous et couchez le chiot au sol en le roulant gentiment sur le dos; tenez-le ainsi, une main posée sur sa poitrine pendant 30 secondes. Le chiot peut se défendre férocement, crier, se débattre, mordre ou bien se calmer et vous lécher les mains. Sa réaction indique l'acceptation ou le refus de votre autorité ainsi que ses tendances-réflexes: réflexes actifs de défense (agressif) ou réflexes passifs de défense (couard).

ATTITUDE ET NOTATION
Se bat férocement, queue battante : D
Se bat férocement, queue battante, mord : DD
Se bat férocement puis se calme : S
Ne se débat pas, lèche les mains : SS

 

4) RÉACTIONS À LA DOMINANCE SOCIALE

Un chien dominant pose ses pattes antérieures sur la nuque et le garrot du subordonné. Pour savoir s'il accepte votre domination, procédez de la façon suivante: accroupissez-vous à côté du chiot couché; caressez-le doucement depuis le sommet du crâne, en descendant le long du cou et du dos; exercez éventuellement une certaine pression pour qu'il reste dans cette position. Son attitude sous la caresse indique son acceptation ou son refus de votre dominance sociale. Un chiot très dominant essaiera de mordre, grondera ou sautera sur vous. Le chiot indépendant se contentera de s'écarter.
(Durée 30 secondes)

ATTITUDE ET NOTATION
Essaie de mordre, gronde : DD
Se débat beaucoup : D
Se tortille, lèche les mains : S
Roule sur le dos, lèche les mains : SS
Ne se débat pas, lèche les mains : SS
S'en va et se tient à distance : I

 

5) RÉACTIONS À LA DOMINANCE PAR ÉLÉVATION

Soulevez le chiot doucement, vos deux mains entrelacées sous son sternum, de façon qu'il ne touche plus terre. Tenez-le ainsi 30 secondes: le chiot, qui n'a plus aucun contrôle, doit se fier entièrement à vous et accepter votre dominance. Vous observerez alors s'il s'accommode ou non de cette situation. Vous le reposerez ensuite à terre et noterez le résultat.
(Durée 30 secondes )

ATTITUDE ET NOTATION
Se débat férocement, mord, gronde : DD
Se débat beaucoup : D
Se débat puis se calme, lèche : S
Ne se débat pas, lèche les mains : SS

A la fin des exercices, caressez le chiot et félicitez-le, quel que soit son comportement, puis ramenez-le à sa mère.

 

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

 

- Trois D ou plus : Chiot dominant extraverti.
Tendance à la domination loyale, à l'assurance. Ce chiot doit être élevé avec logique et douceur, mais avec fermeté.
Attention à ne pas lui laisser faire ses caprices. Grande aptitude au dressage, aux concours et au travail.
Présence auprès des enfants déconseillée.

- Trois S ou plus : Chiot équilibré.
Ni agressif, ni trop soumis, peu susceptible, ce chiot s'adaptera à tous les environnements. Il est idéal pour les enfants ou les personnes âgées.

- Deux S ou plus, avec un ou plusieurs I : Chiot soumis.
C'est à coup sûr un tendre, idéal pour les enfants. Il aura besoin de beaucoup d'affection et de compliments pour s'épanouir. Sensible aux remontrances, il peut également mordre par peur ou s'il est dans l'impossibilité de fuir.

- Deux S avec un I dans le test "Dominance sociale": Chiot mal socialisé.
Chiot aux réactions imprévisibles. Si le test comporte également des DD ou des D sur la grille de cotation, ce chiot peut mal réagir aux remontrances et à la peur en attaquant. Si le test comporte d'autres SS ou d'autres I , le plus léger traumatisme peut le rendre peureux. Il réagira mal à la présence des enfants et sera difficile à éduquer.

Si le total est constitué de notes contradictoires, il y a lieu de recommencer le test dans un endroit différent. Si l'on obtient les mêmes réponses c'est que le chiot observé est un cas particulier, au comportement changeant.

 

EXERCICES COMPLÉMENTAIRES

 

METTRE LE CHIOT EN PRÉSENCE DE CHIENS ADULTES, CALMES ET ÉQUILIBRÉS.
S'il recherche le contact et se met en position de soumission (en offrant son ventre, couché sur le dos), l'animal est "bien dans sa peau" et s'intègre dans la société canine, et il est permis de penser qu'il en sera de même au sein d'une famille.
Si, au contraire, il refuse toute autorité extérieure, des problèmes de dominances risquent de se poser. S'il évite tout contact, des difficultés comportementales inhérentes à la peur et à la timidité sont à prévoir.


LÂCHER LE CHIEN DANS UN ENVIRONNEMENT QUI LUI EST INCONNU ET NOTER SES RÉACTIONS
- Le chiot extraverti crie, aboie, se promène (bonne réaction).
- Le chiot timide, inhibé, pour sa part, reste sur place, tremble, a peur.
- Le lymphatique rampe modérément.
- L'indépendant flaire à droite à gauche.
- Le soumis cherche une présence rassurante.


OBSERVER LES RÉACTIONS DU CHIOT AUX BRUITS
(sifflets, claquements de mains)
Noter les réactions du chiot : réagit-il de façon agressive en grognant ?, fuit-il ?, cherche-t-il à se cacher dans un coin ?, est-il indifférent ? curieux ?, cherche-t-il une présence rassurante ?, reste-t-il prostré de peur ? ....


LE TEST DU MIROIR
Il consiste à placer le chien âgé de moins de 3 mois devant une glace.
- Si le chiot reste immobile, il est équilibré mais plutôt hardi et dominant.
- S'il s'approche, puis recule, manifestant à la fois de l'intérêt et de la réserve, il est tendre et gentil.
- S'il grogne ou s'enfuit, il est craintif et peu sociable.


LE TEST DU JOUET TÉLÉGUIDÉ
- S'il saute dessus, le chiot est de nature plutôt agressive.
- S'il l'ignore, c'est un indépendant.
- S'il va se cacher, c'est un peureux.
- Enfin, s'il s'intéresse au jouet, tout en prenant soin de l'éviter quand celui-ci se dirige vers lui, c'est un chiot bien équilibré.

 

UNE INDICATION ET NON UNE GARANTIE

 

Les tests de Campbell ne sauraient être interprétés comme une vérité scientifique. Ils permettent seulement de déterminer les tendances caractérielles du chiot. Le futur maître peut ainsi sélectionner, dans une portée, l'animal qui correspond le mieux à sa personnalité ou à l'utilisation qu'il veut en faire (chien de garde, de défense ou de compagnie).
Mais ces tests n'ont de valeur que dans un contexte donné et ponctuel.

Le comportement du chien pourra être largement influencé, voire modifié, dans les années ultérieures par son mode de vie et son éducation. Ainsi, un chien bien socialisé d'après les tests, peut par la suite se révéler agressif pour des raisons multiples mais souvent d'ordre relationnel : maître tyrannique, chien seul dans la journée, ... C'est pourquoi les tests de Campbell ne doivent en aucun cas être un argument de vente. Ils sont à considérer comme un guide pour l'éducation du chien que l'on s'est choisi.