01/09/2013

Pourquoi le chien gratte-t-il le sol après avoir déféqué ?

Pourquoi le chien gratte-t-il le sol après avoir déféqué ?

 

Ceux qui possèdent un chien n’ont pas manqué de remarquer la manière dont l’animal (surtout si c’est un mâle) gratte vigoureusement le sol après s’être livré à la défécation.  Il s’écarte légèrement du lieu où il a laissé ses matières fécales, puis, avec des mouvements énergiques vers l’arrière de ses pattes antérieures et surtout postérieures, il gratte le sol à plusieurs reprises avant de s’éloigner ;  Quelquefois, il effectue cette opération après la miction, mais c’est moins fréquent.

L’explication, à l’origine, consiste à considérer cet acte comme un vestige de l’époque où les ancêtres sauvages du chien recouvraient leurs matières fécales, tout comme les chats.  On croyait que la domestication avait réduit l’efficacité de l’acte, qui ne serait plus aujourd’hui qu’un vestige inutile d’un procédé qui avait jadis des raisons d’être hygiéniques.  Or, nous sommes très loin de la vérité.  En effet, une observation récente des loups dans leurs conditions naturelles a permis de constater qu’ils ont, eux aussi, le même type de pratique.  Cette façon de gratter le sol n’est pas lié à une « décadence » due à la domestication.

Autre hypothèse : les chiens essaient d’éparpiller leurs excréments, pour élargir le secteur sur lequel ils ont apposé leur odeur personnelle.  Certaines espèces d’animaux procèdent, en effet, à la dispersion de leurs déjections, comme l’hippopotame, par exemple, qui est pourvu d’une queue spécialement aplatie qui s’agite d’avant en arrière tel un éventail pour disperser aussi loin que possibles ses excréments et leur odeur.  Cependant, bien que les chiens grattent le sol tout près de leurs matières fécales, ils semblent toujours prendre soin à  ne pas les toucher.

Cela nous laisse face à deux explications possibles.  Tout d’abord, on a remarqué que, lorsqu’ils sont en pleine nature, les loups qui grattent la terre modifient l’aspect du sol et de la couche superficielle sur plusieurs mètres carrés.  Ce procédé laisse une marque visible très évidente en plus du signal à l’odeur que constituent les matières fécales.  Les chiens qui grattent le trottoir  ou toute autre surface en zone urbaine dure, ne peuvent laisser qu’une trace visuelle infime en grattant avec leurs pattes, mais ce n’est pas de leur faute.  Dans un cadre plus conforme à la nature, ce geste vigoureux se serait traduit par une marque beaucoup plus impressionnante.

Deuxièmement, nous avons souligné au passage que les seules glandes sudoripares efficaces chez le chien se trouvent en dessous des orteils.  Il se peut que l’animal cherche simplement à ajouter une autre odeur personnelle, à celle, déjà présente, de ses excréments.  Cette idée peut nous sembler peu convaincante, car, si l’odorat humain détecte sans mal l’odeur des matières fécales canines, l’odeur de transpiration d’une patte de chien nous échappe totalement.  Pourtant, dans le monde peuplé d’odeurs de chiens, il est fort possible que cette forme supplémentaire de marquage à l’odeur ait ses propres messages à transmettre.

 

Source : Desmond Morris, le chien révélé.

 

 

 

25/08/2013

POURQUOI LES CHIOTS MALTRAITENT-ILS VOS PANTOUFLES ?

Pourquoi les chiots maltraitent-ils vos pantoufles ?

 

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Nombre de maitres découvrent, à leur grande déconvenue, que les chiots, en grandissant, traversent une phase où ils se montrent particulièrement destructeurs.  Leurs victimes de prédilection sont les pantoufles et les gants, mais les jouets d’enfants, les journaux, revues et même le courrier passé le matin sous la porte peuvent être pris à partie.  Hormis ronger et mordiller ces objets, les chiots peuvent les secouer avec force, comme s’ils essayaient de les tuer.  Les papiers peuvent être mis en morceaux, comme s’il s’agissait d’oiseaux morts qu’il fallait débarrasser de leurs plumes gênantes.  Certains maîtres, exaspérés, ont même pu constater, que lorsque le courrier subit des assauts, ce sont toujours les lettres intéressantes qui sont malmenées, alors que les factures sont laissées intactes.

Plusieurs traits mentionnés ci-dessous sont significatifs du comportement des chiots.  Premièrement, il y a le jeu simple.  En grandissant, les jeunes sont programmés pour explorer tout ce qui se trouve dans leur environnement.  Les chiens sont, à l’état sauvage, des opportunistes, et, s’ils veulent survivre, ils doivent acquérir une bonne connaissance des propriétés de chaque objet faisant partie de leur univers.  L’animal domestique a beau avoir une existence moins hasardeuse, il n’a pas perdu grand-chose du comportement ancestral.

Deuxièmement, il y a le problème de la poussée de dents.  La denture adulte apparait à l’âge de 4 à 6 mois.  A ce  moment-là, le besoin de mordiller des objets résistants, pour aider les nouvelles dents à percer, se fait de plus en plus pressant.  Les aliments pour chien que l’on trouve dans le commerce, trop mous, ne sont d’aucun secours dans ce domaine.  Aussi, à moins de recevoir une bonne nourriture solide qu’il puisse mâcher, le chien cherchera d’autres objets, moins recommandés, pour se soulager.

En troisième lieu, il y a la période « préalable à la chasse » dans la vie d’un chiot qui se développe, devient assez grand pour s’intéresser à des proies, mais n’est pas encore assez habile pour les attraper.  A la même époque, quand une bonne nourriture pour la croissance est si importante, les adultes (en milieu sauvage) rapportent au gîte des gros quartiers de viande pour les jeunes.  Aussi au stade du « jeune chien » se caractérise comme une période où les grands chiens (= les humains) laissent trainer des choses par terre pour que les petits chiens les mangent.  Il est donc naturel, et nullement malintentionné, de la part du jeune chien de considérer qu’une pantoufle posée sur le tapis ou un paquet déposé devant la porte sont des cadeaux de la part des aînés du groupe.  Pour un chiot plein de vie qui fait de son mieux pour se mettre à la portée d’un « clan » humain, se faire tancer pour avoir mordillé ces objets doit être déconcertant, et décevant.

 

 

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Source : Le chien révélé de Desmond Morris

03/08/2013

Pourquoi les chiens halètent-ils autant ?

Pourquoi les chiens halètent-ils autant ?

 

Tout le monde halète après avoir couru pour attraper le bus, mais personne ne halète autant qu’un chien ;  Le chien peut commencer à haleter sans même avoir bougé son corps.  S’il sent qu’il a trop chaud, il ouvre grande la gueule, laisse pendre la langue, et se met à haleter à un rythme rapide et pesant qui nous est familier.  En agissant ainsi, il humidifie sans cesse son énorme langue afin d’augmenter le processus d’évaporation qui est la clé du mécanisme de climatisation.  Le chien qui a trop chaud va boire plus que de coutume pour maintenir la quantité de liquide nécessaire à la surface de sa langue.  Sans cette faculté, bien des chiens seraient mort d’un infarctus.

 

Pourquoi les chiens ont-ils besoin, pour règle rla température de leur corps, d’un mécanisme de halètement aussi puissant ?  L’anatomie de leur peau nous apporte la réponse.

Contrairement à nous, ils ne sont équipés de glandes sudoripares efficaces que sous les pattes.  Nous parvenons à perdre de la chaleur rapidement grâce  à la transpiration qui se produit sur toute la surface de notre corps.  Les chiens ne le peuvent pas.

 

Chose curieuse, chacun de nos trois compagnons les plus proches appartenant au règne animal (le cheval, le chat et le chien) a mis au point une méthode différente pour résister à la chaleur..  Les chevaux transpirent abondamment comme nous. Les chats, quand ils ont trop chaud, se lèchent vigoureusement le poil, étalant sur leur corps de la salive qui leur sert d’agent rafraîchissant.  Quant aux chiens, ils halètent.

 

Le halètement a sans doute été choisi par les canins en raison de la lourde pelisse portée par leurs lointains ancêtres.  A l’époque où le chien primitif était en pleine évolution, il était apparemment plus important d’avoir chaud dans le froid que de se rafraîchir par temps chaud.  Avec un épais manteau de fourrure, les glandes sudoripares de la peau ne pouvaient pas faire grand-chose en matière de thermorégulation.  Aussi perdirent-elles leur importance.  Aujourd’hui, beaucoup de races ayant un pelage plus mince, la transpiration pourrait à nouveau venir au secours de leur propriétaire par les après-midi de canicule, mais la ré-évolution nécessaire qui rendrait efficaces les glandes sudoripares n’a pas accompagné les modifications génétiques du type de robe.

 

Les races à peau nue, comme le chien du Mexique, pour lequel la transpiration pourrait facilement redevenir fonctionnelle, ont  une peau sèche, même par temps chaud.  On a prétendu que la température corporelle de ces drôles de chiens atteignait 40°, alors que chez le simple canin, elle ne dépasse pas normalement 38-39°.Des expériences récentes n’ont pu confirmer ces affirmations.

 

Cette race, dit-on, a été mise au point par les anciens mexicains pour leur servir de bouillote vivante pendant les longues nuits froides.  En l’absence de transpiration par voie cutanée chez le chien, ajouté au fait que la température normale de cet animal est plus élevée que chez les humains, ce rôle, il est vrai, lui convenait parfaitement.

 

 

 

Source : Desmond Morris, le chien révélé.

25/05/2013

Pourquoi y a-t-il des chiens qui courent après leur queue ?

Pourquoi y a-t-il des chiens qui courent après leur queue ?

 

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On peut voir, de temps à autre un chien tourner en rond à toute vitesse, pour attraper sa queue. Il claque les dentes en direction de celle-ci, qui lui échappe, puis tourne dans une ronde folle, tant et si bien qu’il finit par être désorienté et avoir le vertige.  Pour l’observateur humain, ce qui a commencé comme un moment de folie divertissante pour le chien et paraissait n’être qu’un simple amusement devient finalement quelque chose d’embarrassant.  On a l’impression d’assister à un stéréotype qui est devenu une anormalité du comportement plutôt qu’un jeu.

 

Les chiens sont des êtres sociaux, dotés d’une grande curiosité exploratoire.  S’ils sont privés de compagnie, tant humaine que canine, ou s’ils sont enfermés dans un environnement restreint ou monotone, ils souffrent.  La pire des punitions mentales pour un chien est d’être enfermé dans un espace confiné où rien ne change. Ce genre de mésaventure arrive rarement au chien domestique, à moins qu’il n’ait eu le malheur de tomber entre des mains particulièrement cruelles.  Mais les chiens sauvages, dans les zoos, ont souvent été mis dans des cages petites, étroites, vides, condamnés à l’isolement à vie.  L’observation de ces animaux montre qu’ils finissent souvent par avoir des « tics » et des actes stéréotypés, comme se mordre la patte, se mordiller la queue, tordre le cou, marcher de long en large et d’autres schémas de comportement répétitifs nuisibles.  Ces tics deviennent parfois si féroces que les chiens finissent par se mordre eux-mêmes et s’infligent de véritables plaies qui restent ouvertes. Ce type d’autopunition peut sembler destructeur, mais il a l’avantage de procurer une stimulation intense dans un monde qui n’est plus pour l’animal que les limbes insupportables de l’ennui.

Courir après sa queue est une forme adoucie de ce type de comportement.  Cette activité se rencontre souvent chez un chiot récemment séparé de ses compagnons de portée.  Transféré dans une nouvelle maison, il se trouve subitement privé de tous les jeux en corps à corps qui caractérisent une joyeuse portée et il cherche de nouvelles formes de stimulation.  Si les maitres ne jouent pas suffisamment avec lui, le chiot aura peut-être du mal à s’inventer de nouveaux « jeux ».  C’est alors que la queue devient le meilleur « compagnon » disponible.  Il n’y a aucun mal à cela, à condition que cette manière de tourner en rond ne devienne pas une névrose obsessionnelle.

Nombreux sont les chiots solitaires qui pratiquent cet acte pendant une période et en perdent l’habitude par la suite.  En revanche, si ce geste persiste chez le chien adulte, il est le signe d’une défaillance dans l’environnement du chien, et d’un grand besoin d’interaction sociale et d’aventure.  Il peut facilement se guérir en améliorant simplement ces deux aspects de la  vie de l’animal.

 

Seule exception à cette règle : si le chien souffre d’une irritation rebelle dans la région de la queue, provenant d’une queue mal amputée.  Mais, dans ce cas-là, d’autres réactions, plus spécifiques, sont censées se produire, comme traîner son arrière-train sur le sol ou se mordiller la région de la queue.

 

 

Source : Le chien révélé de Desmond Morris

13/11/2011

Prévention des morsures de chien

Prévention des morsures - Conseils pour adultes, enfants

et propriétaires de chiens

Pour les parents

Ne laissez jamais un chien sans surveillance avec un enfant de moins de 10 ans.

Les enfants peuvent sans le faire exprès l' énerver ou lui faire mal. Ils

n'interprètent pas toujours corrèctement ses menaces. Un accident peut aussi

arriver avec un "gentil" chien.

Pour les enfants

A la maison

Ne dérange jamais un chien qui mange ou qui se trouve à sa place.

Si tu veux caresser ou jouer avec ton chien, appelle-le, il doit venir vers toi.

Dans la rue

Si tu veux caresser un chien, demande d'abord la permission à son

propriétaire. Sois préparé à ce qu'il te dise:" Non, tu ne le peux pas".

Ne va jamais vers un chien qui est seul derrière une barrière ou attaché devant

un magasin.

Quand tu rencontres un chien: ne cours pas, ne crie pas, ne fais pas de

mouvements brusques même si le chien est en laisse. Cela peut lui faire peur ou

l'exciter s'il n'est pas habitué aux enfants. Si tu es à vélo, en rollers ou en

trottinette et que tu vois un chien, essaye de passer lentement à distance pour

ne pas le surprendre ou l'effrayer. Si ce n'est pas possible, passe à pied à còté

de lui.

N'essaye jamais de t'enfuir, le chien est plus rapide que toi!

Pour les enfants et les adultes

Ces conseils peuvent vous aider si vous avez peur des chiens ou si un chien vous

menace dirèctement ou vous agresse:

Restez debout sur place ou partez lentement, ne criez pas.

Respirez profondément, laissez les bras pendre le long du corps, baissez les

épaules: les mouvements et les cris excitent encore plus le chien.

Ne regardez pas le chien dans les yeux, détournez le regard: fixer le regard d'un

chien peut être pris comme une menace ou une provocation et favoriser

l'agression.

Laissez tomber ce que vous avez dans les mains, c'est peut-être ce qui intéresse

le chien.

Dites au propriétaire que vous avez peur.

Si vous tombez par terre, roulez en boule, protégez-vous le visage et la nuque

avec les bras et les mains.

Pour les propriétaires de chiens

N'oubliez pas que certaines personnes ont peur des chiens!

Soyez conscients de votre responsablité en tant que propriétaire de chien:

prenez part aux classes de chiots et aux cours d'éducation. Eduquez votre chien

et entraînez-vous régulièrement.

Tenez votre chien en laisse dans les lieux publics pour ne pas déranger.

Quand vous croisez des joggers, des vélos, des enfants ou des personnes âgées,

rappelez votre chien et tenez-le en laisse si nécessaire.

Si votre chien aboie ou agresse quelqu'un:

rappelez-le de suite, tenez-le

éloigné de la victime, aidez-la et donnez votre nom et adresse.

Prenez toujours au sérieux chaque grognement ou morsure même à

l'encontre d'un membre de la famille!

Dans ce cas, prenez contact avec un(e) vétérinaire comportementaliste pour

établir le risque de dangerosité de votre chien et pour trouver des solutions.

Prenez entre- temps toutes les mesures de sécurité nécessaires pour éviter un

nouvel incident.

Texte: I. Hengrave Burri, L. Hornisberger, T. Lentze, Traduction: Stella Peppler

20/02/2011

Quelques règles à respecter

On ne le répètera jamais assez, quelques petites règles de base pour mieux vous aider tout au long de la cohabitation avec votre chien.

L'arrivée du chien à la maison

En général, c'est très tôt qu'il faut donner de bonnes habitudes à son chien et l'éducation canine est la meilleure chose qui puisse arriver à votre chien

 

En effet au départ il est tout petit, et on le laisse faire un peu tout ce qu'il veut. C'est un tort car il prend très vite de mauvaises habitudes. Sachez que le petit bouvier bernois qui monte sur le canapé fera bientôt 70 kg, il faut penser tout de suite aux situations futures. Tout d'abord il faut déterminer la place qu'il occupera dans la maison. Evitez les endroits où vous vivez le plus souvent, c'est à dire le salon, la cuisine ou la salle à manger. Un endroit d'où il peut apercevoir les différentes pièces de la maison, me semble tout à fait approprié. Le chien ne se sentira pas plus heureux s’il dort dans votre chambre ou pire encore sur votre lit. Le lit, le canapé sont réservés aux dominants, c'est à dire vous, et c'est là que l'éducation peut commencer. Il est sûr que si le chiot n'a que quelques semaines, il risque fort de pleurer la nuit , mais cela ne dure pas très longtemps en général, mettez lui un tee-shirt avec votre odeur, ceci devrait suffire à le rassurer. N'oubliez pas quelques jouets à mettre dans son panier. Et ne pensez surtout pas que le fait de supprimer la gamelle d'eau le soir évitera les petits pipis la nuit, l'eau doit être disponible en permanence.

 

La propreté du chiot

 

Le chien est naturellement propre, et le pipi dehors est une chose qu'il assimile très vite ; il est clair qu'il y aura de nombreux accidents au départ, mais c'est à vous de lui faire comprendre où il doit faire ses besoins. Le chien ne peut pas devenir propre du jour au lendemain en sortant seulement 3 fois par jour, il faut le sortir le plus souvent possible, sa vessie n'étant pas encore totalement développée, et n'oubliez pas de le féliciter à chaque fois qu'il fera dehors. Il y a cependant la méthode du journal, qui n'est pas une solution en soi ; je préfère de loin qu'il apprenne, dès son plus jeune âge, à faire ses besoins dehors et non sur un bout de journal devant la porte, surtout si vous résidez en appartement au 6ème étage. Le chien devra être sorti après chaque repas, chaque réveil, ou après chaque séance de jeux. Si le chien s'oublie dans la maison, il est strictement inutile de lui mettre le museau dedans, ceci est une pratique du Moyen-Âge totalement inutile, la première chose à savoir, c'est qu'il faut le prendre sur le fait, afin de pouvoir le gronder ; de cette manière on pourra le secouer par le cou en le grondant, et le mettre dehors dans les secondes qui suivent. Ne criez pas sur votre chiot non plus lorsque vous le surprenez en train d'uriner, le fait de hurler sur celui-ci, ne rendrait les choses encore que plus difficiles. Votre chiot penserait qu'il n'a pas le droit d'uriner en votre présence, même s'il se trouve dehors. Le mieux est de lui dire « NON » sur un ton ferme et de le placer à l'extérieur, où il a l'habitude de faire ses besoins. Si par chance, votre chiot se soulage à ce moment même, ne manquez pas de le féliciter chaleureusement, de cette manière il comprendra très vite la propreté. De même si vous rentrez chez vous et que vous découvrez un pipi, ne ramassez pas devant le chien, il risquerait de prendre ça pour un jeu ; ne lavez surtout pas à l'eau de javel, qui, pour le chien, a une odeur proche de celle de l'urine, le vinaigre blanc est très efficace pour enlever les odeurs d'urine. Une petite astuce, pour savoir si le chien a envie de sortir, à chaque sortie et promenade, faites-le asseoir devant la porte, il assimilera le fait que la porte s'ouvre à chaque fois qu'il s'assoit devant, de cette manière votre chien pourra vous faire savoir à quel moment il a envie de sortir. Si votre chiot mange ses crottes, ce n'est pas signe qu'il a peur de se faire disputer comme bien des gens le pensent, regardez plutôt du coté de l'alimentation, les exhausteurs de goûts ajoutés aux croquettes se retrouvent dans les selles, et attirent les jeunes, qui n'hésitent pas à avaler leurs excréments.

 

Si pour une raison ou une autre vous devez utiliser la méthode du journal, je vous conseille de placer un sac plastique sous le papier journal, il faudra également, utiliser une feuille légèrement souillée à chaque fois que vous changez le papier, de cette façon les odeurs d'urine seront toujours présentes, et le chiot saura instinctivement ou il doit faire ses besoins. Si votre chiot a vraiment du mal à devenir propre, il vous reste encore une solution, sortez votre compagnon en laisse même si vous possédez un jardin, et emmenez le directement à l'endroit où il à l'habitude d'uriner. L'urine du chien est composée de phéromones, même si un chien vient d'uriner à l'instant il y a fort à parier qu'il urinera de nouveau en reniflant cette odeur. Maintenez votre chiot en laisse à cet endroit précis, quand il aura exploré cet endroit de fond en comble, il ne pensera alors plus qu'à uriner, et non à batifoler dans tout le jardin. En dernier recours vous pouvez également déposer la gamelle de votre chiot à l'endroit de la maison ou il a l'habitude d'uriner. En effet le chien ne souillant jamais l'endroit où il mange, cela pourra peut être déclencher la propreté, au pire il ira faire ses besoins à un autre endroit, à vous de le surveiller ensuite, pour que ce nouvel endroit se trouve à l'extérieur.

 

Une méthode qui a fait ses preuves pour la propreté, est de mettre le chiot en cage ; cette méthode peut vous paraître cruelle, mais sachez qu'il n'en est rien ; le chiot se sent en sécurité dans un endroit restreint, et comme il ne souille jamais l'endroit où il mange et celui où il dort, vous êtes sûr du résultat. Pour habituer le chiot à la cage, vous pouvez placer un biscuit pour chien à l'intérieur de celle-ci, et le féliciter quand il y rentre. Ne refermez pas la porte immédiatement sous peine de l'effrayer, laissez-le explorer sa nouvelle demeure, invitez-le à en sortir en l'appelant par son nom et félicitez le chaleureusement quand il en sort. Replacez ensuite un autre biscuit à l'intérieur avec quelques-uns de ses jouets habituels, afin qu'il y retourne de lui-même, de cette manière votre chiot ne prendra pas le fait d'être enfermé pour une punition. Ne vous servez jamais de la cage pour punir ou sanctionner votre chiot, sa cage doit rester un endroit ou il se sent bien et en sécurité. Après un repas, sortez votre chiot de sa cage dès qu'il gémit et conduisez-le au coin toilette, c'est certainement ce qu'il essaye de vous faire comprendre. La nuit si le chiot dort dans la cage, sortez le dès qu'il se plaint et mettez-le dehors afin qu'il puisse faire ses besoins ; s'il continue ensuite à se plaindre ignorez-le. N'abusez pas non plus de cette cage, à cet âge là, le chiot ne doit pas rester enfermé plus de 3 heures dans la journée ; pour la nuit le mieux serait encore de laisser la porte ouverte afin qu'il ne soit pas obligé d'uriner là où il dort : un chiot de quelques semaines ne peut pas se retenir plus de quelques heures.

 

Non seulement le vinaigre blanc enlève les odeurs d'urine, mais évite que le chien refasse au même endroit ; évitez si possible les répulsifs!

 

 

Les règles obligatoires

Il y a certaines règles à établir entre le chien et le maître, règles à ne jamais remettre en question pour avoir une éducation parfaite. Tout d'abord le chien ne doit pas être présent pendant le repas familial, ou alors il doit se trouver dans un coin de la pièce, sans qu'à aucune reprise il ne vienne demander la moindre chose, en aucun cas ne donner de la nourriture à table, cela évitera que le chien ne vienne mendier par la suite. Les repas du chien doivent être servis au même endroit et à la même heure chaque jour ; il est préférable de ne pas varier la nourriture si vous avez opté pour un aliment sec, et si un changement de croquettes s'avère nécessaire, faite le changement progressivement, en étalant sur une quinzaine de jours. Certains préconisent le 4/4, c'est à dire 75% de croquettes habituelles et 25% de nouvelles croquettes pendant 3 jours, suivi de 50% d'anciennes et 50% de nouvelles toujours pendant 3 jours, ensuite 75-25 toujours pendant 3 jours ; ça me parait un peut trop rapide pour l'organisme canin, sachant que les croquettes sont digérées au bout de 10 voire 15 heures pour certaines marques. Je vous conseille d'ajouter la nouvelle marque de croquettes quand il vous reste encore le quart d'un paquet de 15 kilos, de cette manière l'acclimatation est vraiment progressive.

 

Certaines pièces doivent être strictement interdites à votre chien, comme la chambre ou la cuisine par exemple. Le chien doit dormir par terre ou dans sa caisse, absolument pas sur un fauteuil, un canapé ou encore pire, dans le lit. De la même manière c'est vous qui instaurez les séances de caresses ou de jeux, et pas lui, ne lui demandez pas non plus de jouer lorsqu'il est en train de dormir, le chiot obtient 50% de sa croissance par le sommeil. Essayez de contrôler aussi ses aboiements, il faut un juste milieu, il ne faut pas qu'il aboie pendant 15 minutes chaque fois que quelqu'un frappe à la porte, et d'un autre côté, le chien a le devoir de prévenir son maître, et de garder la maison

 

 

Le saviez vous????

 

L'odeur d'urine de chien est totalement neutralisée par le vinaigre blanc.

 

Le chien est le premier animal à avoir été domestiqué par l'homme. Bien que plusieurs théories sur son origine aient été avancées, il semble bien que le chien (canis familliaris) soit un descendant du loup (canis lupus).

 

La structure sociale chez le loup s'établit en 2 groupes: les mâles et les femelles.

 

Chaque groupe possède un dominant (les individus "alpha"). Chez les mâles, les conflits, bien que spectaculaires, sont très ritualisés au sein de la meute, ils finissent par la soumission du plus faible.

 

Chez les femelles, la lutte est souvent immédiate et d'une grande férocité, et peut aller jusqu'à la mort.

 

http://www.chiens-evasion.com/education.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12/12/2010

L'ENFANT ET LE CHIEN

Le chien est un animal domestique

 

- Il a été adopté, éduqué, sélectionné   par l’homme depuis des millénaires

- grâce à ses qualités d’attention, de curiosité, de mordant, d’obéissance, de rapidité etc.

- comme compagnon d’utilité ou de travail: chien berger, de chasse, de garde, de transport, chien guide etc.

- ensuite de famille, de loisir et de sport

 

A l’origine, le chien

 

- est un animal curieux et rapide, qui suit ses instincts

- Il est  carnivore et équipé d’une gueule impressionnante pour attraper, mordre et tuer une proie pour se nourrir et nourrir les siens

- La meute est sa famille, son groupe, sa tribu fortement hiérarchisée où il a sa place bien établie

- Il aboie et mordille pour s’exprimer

- L’instinct de proie existe toujours et présente un risque mais aussi une opportunité de jeu

 

Le chien est différent de l’enfant

 

- Il s’exprime par un langage corporel:

-    droit sur ses pattes = fier ou dominant

-    presque accroupi = craintif ou soumis

-    oreilles abaissées = inquiet

-    oreilles relevées = attentif

-    queue relevée = fier ou dominant

-    ou entre les pattes = apeuré ou soumis

-    queue agitée = content ou excité

-    poil hérissé = agressif ou excité

- Il devient adulte en quelques mois

- Il  est vif mais a besoin aussi de calme

- Il vaut mieux limiter les comparaisons humaines: il a mal s’il est frappé, il est malade s’il mange trop...

 

La sécurité avant tout:

ne jamais laisser l’enfant  seul avec un chien

 

- même connu avant l’âge de raison

- A 3 ans l’enfant n’a pas le développement psychomoteur adapté au chien

- Ses gestes maladroits peuvent induire une réaction brusque ou défensive

- Sa petite taille est une faiblesse: il faut sur-élever le petit enfant et protéger sa figure

- A 5-7 ans l’enfant peut apprendre avec  l’adulte  à comprendre le comportement du chien et commencer à le respecter

 

Des consignes de sécurité pour les enfants

 

- Ne pas taper le chien, le coincer = menace

- Ne pas l’embrasser ou le serrer trop fort

- Le chien dort et mange seul: ne pas le déranger

- Ne pas approcher un chien inconnu, le caresser ou lui donner à manger sauf avec un adulte parent et avec l’accord du propriétaire

- Appeler son chien pour jouer et ne pas le forcer à venir

- Ne pas défier le chien et le regarder dans les yeux, le chien peut se sentir agressé

- Ne pas s’encourir devant un chien ou lui tendre la main s’il est excité ou agressif

- Ne plus bouger, les bras et les mains près du corps ou de la figure pour le calmer

 

L’acquisition ou l’accueil d’un chien ou chiot

 

- demande une décision après une réflexion en famille

- Le chien vit +-10-15 ans

- Il n’est pas un jouet ou un objet choisi pour sa beauté: il s’attache à une famille et ne doit pas être abandonné

- Le chien qui convient est celui qui répond à une liste de questions à se poser avec un vétérinaire ou un éducateur canin: race petite/grande, chien de famille, d’utilité ou de sport, chiot à éduquer ou chien à adopter etc.

- Il apporte une relation bénéfique à l’enfant et sera un «copain discret»

- Il a des besoins:

-    une place à lui pour boire, manger et pour se retirer ou dormir

-    de l’espace pour se dégourdir les pattes, un jardin, un parc, la campagne...

-    d’hébergement (couchage), de garde, de nourriture, de vétérinaire...

- Ceci génère des frais à bien estimer

- Il faut une organisation: qui fait quoi?

- L’enfant ne doit pas être responsable de son chien mais il se sentira valorisé de s’en occuper et prendra confiance en lui

- L’enfant est motivé à quitter sa TV ou PS et voit autre chose proche de la nature

 

Vivre avec le chien ou chiot

 

- Sa place est après l’être humain que ce soit pour dormir, manger ou sortir

- Il doit être socialisé: apprendre à vivre en famille et en société dès le plus jeune âge en le confrontant et l’habituant aux autres enfants ou personnes,  à la rue, aux autres animaux et aux divers lieux de fréquentation et de sortie...

- Il a besoin d’activité, un chien enfermé devient agressif ou déprimé

- Il aime apprendre, jouer et obéir sur base de récompenses (caresses, paroles de joie, bonbons…) et non de corrections

- Des cours d’éducation canine sont utiles pour connaître les gestes et les ordres de base et éviter les erreurs.

 

 

Cette plaquette d’information à l’attention des enfants et de leurs parents contient des principes généraux à nuancer selon le chien, l’enfant, l’adulte et les situations.

Son auteur,  Didier Goormans, vice-président du Club canin les Baraques de Waterloo a été notamment inspiré par une excellente brochure illustrée de l’O.N.E. « L’enfant et le chien » cfr one.be

 

09:56 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : club canin, les baraques, waterloo, chien, comportement, enfant, st hubert |  Facebook |

09/11/2008

La crise de puberté chez le chien

LA CRISE DE LA PUBERTE

 

« Mon chien avait jusqu’à présent un comportement, non pas parfait mais « acceptable », depuis qu’il a commencé à lever la patte pour uriner celui-ci a changé de manière très désagréable. Il aboie pour un rien, il ne revient plus au rappel,, il se met à avoir peur des choses qu’il ne connaît pas ou des personnes étrangères, il mordille sa laisse ainsi que nos habits… »

 

 

L’âge bête

 

On peut définir la puberté comme l’apparition des premières chaleurs pour la femelle et la production de spermatozoïdes par le mâle. Il y a une phase pré-pubertaire, une phase de puberté et une phase d’adolescence. C’est un stade très important pour l’organisme où des transformations vont se réaliser tant d’un point de vue psychique que physique par le biais du processus hormonal.

 

Chez les humains on appelle cela « l’âge bête » ou « l’âge ingrat » avec la même crise d’identité qui fait remettre en question bien des choses du monde où ils vivent. Chez le chien le début de la puberté va varier selon la race, de 6 mois à un an, alors que chez son ancêtre le loup elle se situe vers 2 ans.

 

Cette étape dans son développement est très importante car toute sa vie future et ses relations avec ses maîtres ou l’univers qui l’entoure vont souvent en dépendre.

 

 

Les incompréhensions des maîtres

 

Ils parleront de caprices, d’indépendance, de troubles de l’humeur, de peurs irraisonnées. Ils diront que le chiot fait « du cinéma », qu’il « se moque d’eux », etc. Un langage anthropomorphique qui explique bien des choses…

 

 

Le détachement

 

Dans la nature ou chez l’éleveur, il va apprendre déjà à se détacher de sa mère autour de la sixième semaine de vie car celle-ci refuse qu’il tète (ses dents font mal, c’est le sevrage naturel), et s’il insiste elle peut le menacer ou même le pincer légèrement. Ce qui entraîne de la part du chiot un cri et la posture sur le dos pour apaiser l’agression. Le chiot apprendra également des autres chiens adultes la soumission et le respect.

 

Plus tard, vers 16 semaines, les chiots qui pouvaient auparavant partager la gamelle de la mère ou des adultes vont se voir rejeter.

 

Nous avons là la première indication.

 

Le chiot doit apprendre à se détacher de l’humain qu’il considère comme un congénère. Un congénère qui peut être, selon ses réactions et le mode de vie qu’il donne à son élève : un égal, un inférieur, un supérieur. Le plus grand défaut des humains, c’est de prendre le chiot pour un enfant et d’entretenir des relations de parent à enfant qui ne correspondent pas aux critères canins. Il est nécessaire dés son arrivée à la maison d’imposer des règles de vie en société, comme celles que reçoit le louveteau dans sa meute. Celles-ci sont claires, précises, immuables, lorsqu’on approche de la puberté ce n’est pas le moment de céder du terrain et d’accorder des privilèges !

 

 

La hiérarchisation spatiale

 

En toute logique, l’ado qui devient pubère doit être éloigné des zones hiérarchiques sans ambigüité, il ne doit pas coucher dans la chambre, encore moins dans le lit. Si l’attachement est trop fort à une personne du groupe, en général du sexe opposé, le chien risque de se l’accaparer et refuser l’approche des autres membres de la famille et des étrangers.

 

Son lieu de couchage est à l’écart, c’est son lieu de repos que l’on doit respecter. Il est facile de conditionner le chiot à un carré de tissu qui représente la « place » et que l’on pose dans sa corbeille. Ce carré de tissu nous sera bien utile en voyage ou au restaurant car cela permettra d’envoyer notre chien dessus « à ta place », il y sera détendu car c’est un repéré important qui sécurise en milieu inconnu.

 

 

Les mordillements de la laisse et des habits

 

Un défaut de hiérarchisation se fabrique avec les éléments que nous avons évoqués, il est donc tout à fait normal que votre ado revendique et se rebelle s’il est contrarié ou simplement pour attirer votre attention. Au lieu de taper du pied ou de claquer les portes comme un jeune humain, le chiot qui devient un chien va manifester à sa façon. Une crise d’opposition qui consiste à faire la sourde oreille au rappel, à mordiller la laisse ou les habits… Un petit test sur ses maîtres afin de savoir jusqu’où il peut aller trop loin !

 

La rééducation de ce comportement très gênant qui risque de dégénérer ne doit pas avoir recours comme certains le préconise à la prise en main avec brutalité et douleur pour « dominer » à tout prix, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une crise passagère. Il existe des centaines de chiens dont les rapports amicaux avec le maître ont étés définitivement brisés en usant de cette méthode.

 

L’idéal, c’est de dévier l’attention au moment du mordillement, à l’aide de la balle de jeu par exemple. Dans les cas les plus difficiles on peut avoir recours au pistolet à eau qui est d’un usage commode pour pénaliser à distance.

 

 

Joseph ORTEGA

http://ecole.du.chiot.free.fr

15/10/2008

L'évolution du chien

Le développement du chiot

La période néo-natale (0-15jours)

Le chiot est aveugle, presque sourd et dépend complètement de sa mère. Le toucher est le sens dominant, c’est lui qui permet au chiot de retrouver les mamelles pour se nourrir.

Jusque vers 15 jours le chiot ne sait pas faire seul ses besoins, c’est la mère qui l’aide en faisant sa toilette (léchage de la région ano-génitale).

La période de transition (15-30 jours)

Le chiot achève le développement de son cortex cérébral: il a ouvert les yeux , les conduits auditifs aussi, le goût et l’odorat deviennent fonctionnels: c’est l’apprentissage des perceptions.

A trois semaines, le chiot peut commencer à laper les liquides; à 4 semaines il commence à mâcher les petits fragments. A six semaines , toutes ses dents de lait sont en place, il peut donc se nourrir seul.

La période de socialisation (30 jours-3 mois)

C’est une période-clé dans le développement psychique du chiot: il va acquérir les comportements nécessaires à sa vie en meute (reconnaissance de l’espèce et hiérarchisation).

L’imprégnation correspond à l’identification à l’espèce: en naissant, le chiot ne sait pas qu’il appartient à l’espèce canine, et c’est l’intensité des rapports avec la mère et le reste de la portée qui va le lui apprendre. Il est essentiel de garder au moins jusqu’à six semaines le chiot avec sa mère, sous peine de voir se développer de graves troubles du comportement (dyssocialisation primaire).

Au cours de cette période, le chiot est extrêmement sensible à son environnement: plus il sera stimulé, plus il saura s’adapter ultérieurement à toute variation extérieure; c’est pourquoi les chiots élevés en famille, qui gardent un excellent souvenir des contacts avec les humains (jeux avec es enfants) sont beaucoup plus sociables que les chiots élevés isolés.

L’apprentissage de la hiérarchie se fait dès le sevrage: à ce moment, le chiot ne dépend plus que de sa mère pour se nourrir, mais doit se plier aux codes de la meute pour l’accès à la nourriture, en laissant la préséance aux dominants.

Au cours des jeux avec le reste de la portée, il apprend aussi le contrôle de la morsure: s’il mord un peut fort un de ses frères ou sœurs, le mordu manifeste en couinant, et la mère intervient en punissant le fautif (léger serrage de la peau du cou). Si votre chiot mordille trop fort, adoptez le même comportement que la mère: saisissez-le doucement par la peau du cou pour décoller légèrement les pattes avant du sol, en disant fermement “non!”. Le chiot comprendra très bien ce signal.

Ultérieurement : les changements apportés par la puberté.

La puberté intervient à partir de six mois chez les petites races, plus tardivement (jusqu’à 10 mois) chez les grandes races. En dehors des manifestations sexuelles (apparition des chaleurs chez la femelle, désir de fugues chez certains mâles), c’est aussi une période d’affirmation du caractère: le chien va définitivement prendre sa place hiérarchique dans la maison, à l’intérieur de la meute constituée par la famille d’accueil.

C’est donc naturellement un moment où il va falloir être attentif aux excès de dominance. Voir à ce sujet le topo sur l’importance de la hiérarchie dans l’éducation du chien.

 

 

Source vet&cie

13:20 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chien, waterloo, animaux, comportement, club canin, les baraques, vet cie |  Facebook |

27/02/2008

Quelques conseils pour vos chiots

   

L'Alimentation

Le chiot doit toujours avoir à sa disposition un récipient d'eau fraîche (régulièrement changée).


Jusqu'à 5 ou 6 mois, distribuez sa ration journalière en trois ou quatre prises, à heures régulières, toujours dans la même gamelle, et au même endroit.


Au bout d'un an, l'animal peut se satisfaire d'un seul repas par jour.  Lorsque le chien adulte est actif ou de grande taille, vous pouvez garder un rythme de deux repas par jour.

La distribution des repas va développer entre votre chiot et vous des relations étroites. Habituez-le à ce qu'on lui enlève sa gamelle sans grogner.  Faites lui prendre la position « Assis » ou « Couché » avant de l'autoriser à manger.

Distribuez de préférence les repas de votre chiot après ceux de son(ses) maître(s), cela permettra de bien fixer la hiérarchie au sein de votre meute familiale.

 

S'il repousse son plat, retirez-lui sa gamelle après 10 minutes et ne lui donner rien avant le prochain repas.

Le grignotage est déconseillé car il favorise l'embonpoint (prévoyez tout de même quelques friandises en récompense lors des exercices d'obéissance). Veillez également à bien respecter les quantités d'aliments à administrer en fonction de son poids, afin d'éviter toute surcharge pondérale pouvant entraîner des problèmes d'aplomb, de déformation du squelette. Un chiot trop enveloppé peut devenir obèse une fois adulte, et risque d'être exposé à de graves ennuis de santé :


Un chien est atteint d'obésité lorsque son poids excède 20% du poids normal du jeune adulte. Un tiers des chiens consultés par un vétérinaire sont obèses !

chiots qui mangent

Le repos

 

Un chiot passe la majeure partie de son temps à dormir, c'est tout à fait normal et indispensable pour sa croissance et pour son équilibre psychologique.
C'est primordial de respecter le repos du chiot. Il faut essayer de placer son panier dans un endroit de la maison hors du passage, au calme, mais pas à l'abri des bruits de la maison.

 

Ne réveillez pas le chiot qui dort, son sommeil doit être impérativement respecté.

En effet, la vie d'un chiot et d'un jeune chien se caractérise par l'alternance de périodes de repos et de moments d'éveil où il déborde d'énergie.
N'oubliez surtout pas qu'un chiot a un rythme biologique qui diffère de celui de l'être humain.
Pendant son sommeil, son organisme assure sa croissance.
Le chiot de 2 mois dort environ 14 heures sur 24 (c'est-à-dire toute la nuit et plusieurs périodes dans la journée). Son rythme d'activités doit être régulier.

chiots dodo


La Toilette

 

Le chiot ne doit pas être lavé avant 6 mois/1an (son poil et sa peau n'ont pas encore toutes les protections nécessaires), toutefois si son état nécessite vraiment un bain, utilisez un shampoing adapté à son âge.

Des soins répétés, faits en douceur, habitueront le chien au contact avec l'humain.

La propreté
Elle s'apprend dès les premières minutes. Dès votre arrivée mettez votre chiot sur l'herbe pour le soulager et répétez cela toutes les deux heures, après chaque repas ou dès qu'il se réveille.
Si vous n'avez pas de jardin, effectuez la même manoeuvre sur un journal. Cela vous permettra de faire la transition du journal à l'extérieur plus facilement en disposant un journal dehors et en réduisant progressivement la surface du journal.
De même, chaque fois qu'il fait mine de faire ses besoins (il s'agite et tourne sur lui-même)
transportez-le à l'endroit voulu. Ne manquez pas de le féliciter par quelques caresses à chaque fois. Ces démarches sont fastidieuses mais permettent d'obtenir des résultats rapidement.  Si vous le prenez sur le fait ou si vous découvrez à posteriori ses déjections, le réprimander ou lui mettre « le museau dedans » est inutile car complètement incompréhensible pour lui :
- Dans le premier cas, il risque d'assimiler le fait de faire ses besoins à un acte répréhensible

- Dans le second cas, il peut associer la puchiots qui séchent
nition à son comportement du moment.
Dans tous les cas, veillez à ce que le nettoyage soit fait en dehors de sa présence: Il évitera d'associer cela à une façon d'attirer votre attention.

La Voiture

 

Les premiers voyages en voiture du chiot sont souvent liés à des épreuves difficiles (la séparation lorsqu'il quitte sa maman, ses frères et sœurs et la première visite chez le vétérinaire).

A nous de lui donner une autre image de cette caisse de métal qui le fait basculer de gauche à droite et d'avant en arrière.  Dès qu'il aura reçu ses premiers vaccins, emmenons-le « en voiture » (plusieurs fois par semaine) jusqu'à un lieu de promenade et de détente distant de moins de 2 km de « son » logis.  Ensuite emmenez votre chien en ville, au marché et surtout au club canin.

Veillez à ce qu'il n'ait rien manger plusieurs heures avant de prendre la route, préférez les cages de transport aux ceintures de sécurité, si le chiot est dans le coffre de votre break placez un isolant contre l'électricité statique sur le plancher.

chiots voiture

 

27/05/2007

Comportement chien enfant, l'histoire de Truff' Introduction

Voici l'histoire de Truff' le chien que je connais, comment je dois réagir face à lui, mais aussi comment je dois réagir face à un chien que je ne connais pas!

 

 

L’histoire de Truff’

 

 Cette semaine, voici l'entiereté du comportement que devrait avoir un enfant face à un chien.

 

Parlez-en avec vos enfants, afin de mieux les éducer vis-à-vis des quadrupèdes canin

 

Truff’ peut être de bonne ou de mauvaise humeur

Truff’ peut avoir mal et peut être malade

Truff’ n’a pas de main, il va prendre les choses avec ses dents ou avec les bouger ses pattes

Truff’ court plus vite que moi et il gagnera toujours la course contre moi

Truff’ entend mieux que moi, il a de grandes oreilles qu’il peut  diriger pour mieux écouter ; grâce à elles, il peut m’entendre rentrer de l’école.

Truff’ sent mieux les odeurs que moi : grâce à son nez, il peut trouver les miettes tombées de la table.

Truff’ ne peut pas parler comme moi, et il ne comprend pas tout ce que je lui dis.

Truff’ me parle avec :

sa voix                  il grogne, aboie

ses oreilles    il les couche ou les dresse

sa queue      il la lève ou la met sous son ventre

ses dents      il les montre, il mord

 

Truf’ n’est pas un jouet, c’est un animal.

 

Les questions que nous allons vous poser sont : Et comment l’enfant va-t-il faire pour lui parler ?

Source : Toutouland

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Comportement chien enfant : J'aimerais caresser Truff'

L’histoire de Truff’

 

J’aimerais bien caresser Truff’

 

Je connais bien Truff’

 

Est-il réveillé ?

 

A-t-il les yeux ouverts ?

 

S’il dort, laisse-le se reposer

 

S’il est réveillé, reste loin de lui et appelle-le par son nom : »Truff’, viens ! »

Les premières fois, un adulte peut t’aider.

 

S’il ne vient pas, reste loin de lui et laisse-le tranquille.

 

Truff’ est dans son panier, j’aimerais le caresser.

 

Lorsque Truff’ est dans son panier, il est comme dans sa maison.

Il est chez lui et ne veut pas être dérangé.

 

Reste loin de lui et laisse-le tranquille

 

Truff’ mange, j’aimerais bien le caresser.

 

Pour Truff’, manger est très important et ce n’est pas un jeu

 

Truff’ ne veut pas partager.

 

Reste loin de lui et laisse-le tranquille.

 

 

J’aimerais jouer avec Truff’

 

Demande toujours à un adulte de te montrer et de rester avec toi.

Tu peux cacher un jouet, dans la maison ou le jardin ou lancer une balle.

 

Truff, grogne si je veux le toucher et il montre les dents !

 

Truff ne peut pas parler ; il te dit en langage chien qu’il veut rester tranquille et qu’il ne veut pas être touché.

 

Reste loin de lui et laisse-le tranquille.

 

Parles-en à un adulte.

 

Voilà, maintenant tu sais comment te comporter avec Truff’.

Et si tu ne connais pas le chien comment vas-tu faire ?

 

Source : Toutouland

11:00 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : club canin, les baraques, waterloo, chien, animaux, enfant, education |  Facebook |

Comportement chien enfant

Je ne connais pas le chien, comment réagir face à lui !

 

J’aimerais bien caresser le chien

 

Approche-toi tranquillement de la personne, sans courir ni crier.

Avant d’être tout près, demande-lui si tu peux caresser son chien.

         Si elle dit NON respecte sa décision, elle a une bonne raison.

Si elle dit OUI, appelle le chien et laisse-le te renifler.  Dis- lui tranquillement « bonjour » et caresse-le doucement.

 

Source : Toutouland

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Comportement chien enfant suite

Je ne connais pas le chien, comment réagir face à lui !

J’aimerais bien caresser le chien qui est tout seul

 

Reste loin d’un chien qui est laissé seul, attaché ou derrière une clôture.

 

Source : Toutouland

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Comportement chien enfant suite

Je ne connais pas le chien, comment réagir face à lui !

Je veux passer à côté du chien sur le trottoir

 

Descends de ta trottinette, ou de ta planche à roulettes, le chien peut avoir peur du bruit que tu fais.

 

Passe en marchant tranquillement.  Reste silencieux.

Source : Toutouland

 

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Comportement chien enfant suite

Je ne connais pas le chien, comment réagir face à lui !

Le chien court vers moi, j’ai un peu peur.

 

Fais le « poireau » !

Arrête-toi et reste silencieux.

Regarde en l’ai ou regarde dans une autre direction que vers le chien.

Garde les bras le long de ton corps ou mets les mains dans tes poches.

Attends que le chien parte.

 

Source : Toutouland

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Comportement chien enfant

Je ne connais pas le chien, comment réagir face à lui !

Le chien veut prendre ce que je tiens..

 

Laisse tomber ce que tu tiens !

Même si c’est ton jouet favori ou ta tartine.

Fais le « poireau » !

Attends que le chien parte

Raconte ce qui s’est passé à un adulte.

Source : Toutouland

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Comportement face à un chien fin

Je ne connais pas le chien, comment réagir face à lui !

Le chien m’a fait tomber par terre..

 

Fais la « pierre » !

Mets-toi en boule et protège ta tête avec tes bras.

Reste silencieux, attends que le chien parte.

Raconte ce qui s’est passé à un adulte.

 

 

 

Source : Toutouland

 

 

TOUT LES CHIENS NE SONT  PAS DANGEREUX !!!!!

10:52 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chien, club canin, les baraques, waterloo, animaux, enfants, education |  Facebook |

18/03/2007

Le test de Campbell

Le test de Campbell

Mis au point par l'éthologiste américain Campbell il y a 25 ans, ces tests restent le meilleur moyen de choisir un chiot en fonction de ce que l'on attend de lui et de sa future fonction au sein du foyer. Ils peuvent être pratiqués par l'éleveur, en vue d'une sélection, ou par le futur propriétaire.
3 types de comportements ont été définis: Agressif, soumis et indépendant.
Le test comprend 5 exercices, réalisables en peu de temps et faciles à interpréter. Il permet d'acquérir de solides informations sur le caractère de base du chiot.

Notez les résultats au fur et à mesure, puis reportez vous à :
Interprétation des Résultats.

 

1) L'ATTRACTION SOCIALE

Définissez une zone de votre choix, pénétrez à l'intérieur et placez doucement le chiot en son centre, puis éloignez-vous de lui de quelques mètres dans le sens opposé à celui par lequel vous êtes entré. Agenouillez-vous alors et essayer d'attirer le chiot en frappant doucement dans vos mains. Vous verrez alors s'il vient vers vous ou non, et, dans l'affirmative, s'il porte son fouet (queue) haut ou bas. Cela vous permettra d'apprécier son sens social et de tirer des conclusions sur sa nature, plus ou moins confiante, ou indépendante.

ATTITUDE ET NOTATION
Vient directement, la queue haute, saute, mord : DD
Vient directement, queue haute, donne la patte : D
Vient directement, queue basse : S
Vient en hésitant, queue basse : SS
Ne vient pas : I

 

2) APTITUDE À LA COMPAGNIE DE L'HOMME

Debout près du chiot, éloignez-vous-en, en marchant normalement. Ses réactions révéleront clairement son aptitude plus ou moins grande à vous suivre. S'il ne vient pas du tout, il est très indépendant. Assurez-vous tout de même qu'il vous a vu démarrer.

ATTITUDE ET NOTATION
Envie de suivre. Saute, donne la patte, mord, gronde : DD
Suit directement, queue haute, dans vos pieds : D
Suit directement, queue haute, dans vos pieds, saute : DD
Suit directement, queue basse : S
Suit en hésitant, queue basse : SS
S'en va et se tient à distance : I
Ne suit pas, va de son côté : I

 

3) RÉACTIONS À LA DOMINANCE PAR CONTRAINTE

Accroupissez-vous et couchez le chiot au sol en le roulant gentiment sur le dos; tenez-le ainsi, une main posée sur sa poitrine pendant 30 secondes. Le chiot peut se défendre férocement, crier, se débattre, mordre ou bien se calmer et vous lécher les mains. Sa réaction indique l'acceptation ou le refus de votre autorité ainsi que ses tendances-réflexes: réflexes actifs de défense (agressif) ou réflexes passifs de défense (couard).

ATTITUDE ET NOTATION
Se bat férocement, queue battante : D
Se bat férocement, queue battante, mord : DD
Se bat férocement puis se calme : S
Ne se débat pas, lèche les mains : SS

 

4) RÉACTIONS À LA DOMINANCE SOCIALE

Un chien dominant pose ses pattes antérieures sur la nuque et le garrot du subordonné. Pour savoir s'il accepte votre domination, procédez de la façon suivante: accroupissez-vous à côté du chiot couché; caressez-le doucement depuis le sommet du crâne, en descendant le long du cou et du dos; exercez éventuellement une certaine pression pour qu'il reste dans cette position. Son attitude sous la caresse indique son acceptation ou son refus de votre dominance sociale. Un chiot très dominant essaiera de mordre, grondera ou sautera sur vous. Le chiot indépendant se contentera de s'écarter.
(Durée 30 secondes)

ATTITUDE ET NOTATION
Essaie de mordre, gronde : DD
Se débat beaucoup : D
Se tortille, lèche les mains : S
Roule sur le dos, lèche les mains : SS
Ne se débat pas, lèche les mains : SS
S'en va et se tient à distance : I

 

5) RÉACTIONS À LA DOMINANCE PAR ÉLÉVATION

Soulevez le chiot doucement, vos deux mains entrelacées sous son sternum, de façon qu'il ne touche plus terre. Tenez-le ainsi 30 secondes: le chiot, qui n'a plus aucun contrôle, doit se fier entièrement à vous et accepter votre dominance. Vous observerez alors s'il s'accommode ou non de cette situation. Vous le reposerez ensuite à terre et noterez le résultat.
(Durée 30 secondes )

ATTITUDE ET NOTATION
Se débat férocement, mord, gronde : DD
Se débat beaucoup : D
Se débat puis se calme, lèche : S
Ne se débat pas, lèche les mains : SS

A la fin des exercices, caressez le chiot et félicitez-le, quel que soit son comportement, puis ramenez-le à sa mère.

 

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

 

- Trois D ou plus : Chiot dominant extraverti.
Tendance à la domination loyale, à l'assurance. Ce chiot doit être élevé avec logique et douceur, mais avec fermeté.
Attention à ne pas lui laisser faire ses caprices. Grande aptitude au dressage, aux concours et au travail.
Présence auprès des enfants déconseillée.

- Trois S ou plus : Chiot équilibré.
Ni agressif, ni trop soumis, peu susceptible, ce chiot s'adaptera à tous les environnements. Il est idéal pour les enfants ou les personnes âgées.

- Deux S ou plus, avec un ou plusieurs I : Chiot soumis.
C'est à coup sûr un tendre, idéal pour les enfants. Il aura besoin de beaucoup d'affection et de compliments pour s'épanouir. Sensible aux remontrances, il peut également mordre par peur ou s'il est dans l'impossibilité de fuir.

- Deux S avec un I dans le test "Dominance sociale": Chiot mal socialisé.
Chiot aux réactions imprévisibles. Si le test comporte également des DD ou des D sur la grille de cotation, ce chiot peut mal réagir aux remontrances et à la peur en attaquant. Si le test comporte d'autres SS ou d'autres I , le plus léger traumatisme peut le rendre peureux. Il réagira mal à la présence des enfants et sera difficile à éduquer.

Si le total est constitué de notes contradictoires, il y a lieu de recommencer le test dans un endroit différent. Si l'on obtient les mêmes réponses c'est que le chiot observé est un cas particulier, au comportement changeant.

 

EXERCICES COMPLÉMENTAIRES

 

METTRE LE CHIOT EN PRÉSENCE DE CHIENS ADULTES, CALMES ET ÉQUILIBRÉS.
S'il recherche le contact et se met en position de soumission (en offrant son ventre, couché sur le dos), l'animal est "bien dans sa peau" et s'intègre dans la société canine, et il est permis de penser qu'il en sera de même au sein d'une famille.
Si, au contraire, il refuse toute autorité extérieure, des problèmes de dominances risquent de se poser. S'il évite tout contact, des difficultés comportementales inhérentes à la peur et à la timidité sont à prévoir.


LÂCHER LE CHIEN DANS UN ENVIRONNEMENT QUI LUI EST INCONNU ET NOTER SES RÉACTIONS
- Le chiot extraverti crie, aboie, se promène (bonne réaction).
- Le chiot timide, inhibé, pour sa part, reste sur place, tremble, a peur.
- Le lymphatique rampe modérément.
- L'indépendant flaire à droite à gauche.
- Le soumis cherche une présence rassurante.


OBSERVER LES RÉACTIONS DU CHIOT AUX BRUITS
(sifflets, claquements de mains)
Noter les réactions du chiot : réagit-il de façon agressive en grognant ?, fuit-il ?, cherche-t-il à se cacher dans un coin ?, est-il indifférent ? curieux ?, cherche-t-il une présence rassurante ?, reste-t-il prostré de peur ? ....


LE TEST DU MIROIR
Il consiste à placer le chien âgé de moins de 3 mois devant une glace.
- Si le chiot reste immobile, il est équilibré mais plutôt hardi et dominant.
- S'il s'approche, puis recule, manifestant à la fois de l'intérêt et de la réserve, il est tendre et gentil.
- S'il grogne ou s'enfuit, il est craintif et peu sociable.


LE TEST DU JOUET TÉLÉGUIDÉ
- S'il saute dessus, le chiot est de nature plutôt agressive.
- S'il l'ignore, c'est un indépendant.
- S'il va se cacher, c'est un peureux.
- Enfin, s'il s'intéresse au jouet, tout en prenant soin de l'éviter quand celui-ci se dirige vers lui, c'est un chiot bien équilibré.

 

UNE INDICATION ET NON UNE GARANTIE

 

Les tests de Campbell ne sauraient être interprétés comme une vérité scientifique. Ils permettent seulement de déterminer les tendances caractérielles du chiot. Le futur maître peut ainsi sélectionner, dans une portée, l'animal qui correspond le mieux à sa personnalité ou à l'utilisation qu'il veut en faire (chien de garde, de défense ou de compagnie).
Mais ces tests n'ont de valeur que dans un contexte donné et ponctuel.

Le comportement du chien pourra être largement influencé, voire modifié, dans les années ultérieures par son mode de vie et son éducation. Ainsi, un chien bien socialisé d'après les tests, peut par la suite se révéler agressif pour des raisons multiples mais souvent d'ordre relationnel : maître tyrannique, chien seul dans la journée, ... C'est pourquoi les tests de Campbell ne doivent en aucun cas être un argument de vente. Ils sont à considérer comme un guide pour l'éducation du chien que l'on s'est choisi.