25/08/2013

POURQUOI LES CHIOTS MALTRAITENT-ILS VOS PANTOUFLES ?

Pourquoi les chiots maltraitent-ils vos pantoufles ?

 

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Nombre de maitres découvrent, à leur grande déconvenue, que les chiots, en grandissant, traversent une phase où ils se montrent particulièrement destructeurs.  Leurs victimes de prédilection sont les pantoufles et les gants, mais les jouets d’enfants, les journaux, revues et même le courrier passé le matin sous la porte peuvent être pris à partie.  Hormis ronger et mordiller ces objets, les chiots peuvent les secouer avec force, comme s’ils essayaient de les tuer.  Les papiers peuvent être mis en morceaux, comme s’il s’agissait d’oiseaux morts qu’il fallait débarrasser de leurs plumes gênantes.  Certains maîtres, exaspérés, ont même pu constater, que lorsque le courrier subit des assauts, ce sont toujours les lettres intéressantes qui sont malmenées, alors que les factures sont laissées intactes.

Plusieurs traits mentionnés ci-dessous sont significatifs du comportement des chiots.  Premièrement, il y a le jeu simple.  En grandissant, les jeunes sont programmés pour explorer tout ce qui se trouve dans leur environnement.  Les chiens sont, à l’état sauvage, des opportunistes, et, s’ils veulent survivre, ils doivent acquérir une bonne connaissance des propriétés de chaque objet faisant partie de leur univers.  L’animal domestique a beau avoir une existence moins hasardeuse, il n’a pas perdu grand-chose du comportement ancestral.

Deuxièmement, il y a le problème de la poussée de dents.  La denture adulte apparait à l’âge de 4 à 6 mois.  A ce  moment-là, le besoin de mordiller des objets résistants, pour aider les nouvelles dents à percer, se fait de plus en plus pressant.  Les aliments pour chien que l’on trouve dans le commerce, trop mous, ne sont d’aucun secours dans ce domaine.  Aussi, à moins de recevoir une bonne nourriture solide qu’il puisse mâcher, le chien cherchera d’autres objets, moins recommandés, pour se soulager.

En troisième lieu, il y a la période « préalable à la chasse » dans la vie d’un chiot qui se développe, devient assez grand pour s’intéresser à des proies, mais n’est pas encore assez habile pour les attraper.  A la même époque, quand une bonne nourriture pour la croissance est si importante, les adultes (en milieu sauvage) rapportent au gîte des gros quartiers de viande pour les jeunes.  Aussi au stade du « jeune chien » se caractérise comme une période où les grands chiens (= les humains) laissent trainer des choses par terre pour que les petits chiens les mangent.  Il est donc naturel, et nullement malintentionné, de la part du jeune chien de considérer qu’une pantoufle posée sur le tapis ou un paquet déposé devant la porte sont des cadeaux de la part des aînés du groupe.  Pour un chiot plein de vie qui fait de son mieux pour se mettre à la portée d’un « clan » humain, se faire tancer pour avoir mordillé ces objets doit être déconcertant, et décevant.

 

 

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Source : Le chien révélé de Desmond Morris

03/08/2013

Pourquoi les chiens halètent-ils autant ?

Pourquoi les chiens halètent-ils autant ?

 

Tout le monde halète après avoir couru pour attraper le bus, mais personne ne halète autant qu’un chien ;  Le chien peut commencer à haleter sans même avoir bougé son corps.  S’il sent qu’il a trop chaud, il ouvre grande la gueule, laisse pendre la langue, et se met à haleter à un rythme rapide et pesant qui nous est familier.  En agissant ainsi, il humidifie sans cesse son énorme langue afin d’augmenter le processus d’évaporation qui est la clé du mécanisme de climatisation.  Le chien qui a trop chaud va boire plus que de coutume pour maintenir la quantité de liquide nécessaire à la surface de sa langue.  Sans cette faculté, bien des chiens seraient mort d’un infarctus.

 

Pourquoi les chiens ont-ils besoin, pour règle rla température de leur corps, d’un mécanisme de halètement aussi puissant ?  L’anatomie de leur peau nous apporte la réponse.

Contrairement à nous, ils ne sont équipés de glandes sudoripares efficaces que sous les pattes.  Nous parvenons à perdre de la chaleur rapidement grâce  à la transpiration qui se produit sur toute la surface de notre corps.  Les chiens ne le peuvent pas.

 

Chose curieuse, chacun de nos trois compagnons les plus proches appartenant au règne animal (le cheval, le chat et le chien) a mis au point une méthode différente pour résister à la chaleur..  Les chevaux transpirent abondamment comme nous. Les chats, quand ils ont trop chaud, se lèchent vigoureusement le poil, étalant sur leur corps de la salive qui leur sert d’agent rafraîchissant.  Quant aux chiens, ils halètent.

 

Le halètement a sans doute été choisi par les canins en raison de la lourde pelisse portée par leurs lointains ancêtres.  A l’époque où le chien primitif était en pleine évolution, il était apparemment plus important d’avoir chaud dans le froid que de se rafraîchir par temps chaud.  Avec un épais manteau de fourrure, les glandes sudoripares de la peau ne pouvaient pas faire grand-chose en matière de thermorégulation.  Aussi perdirent-elles leur importance.  Aujourd’hui, beaucoup de races ayant un pelage plus mince, la transpiration pourrait à nouveau venir au secours de leur propriétaire par les après-midi de canicule, mais la ré-évolution nécessaire qui rendrait efficaces les glandes sudoripares n’a pas accompagné les modifications génétiques du type de robe.

 

Les races à peau nue, comme le chien du Mexique, pour lequel la transpiration pourrait facilement redevenir fonctionnelle, ont  une peau sèche, même par temps chaud.  On a prétendu que la température corporelle de ces drôles de chiens atteignait 40°, alors que chez le simple canin, elle ne dépasse pas normalement 38-39°.Des expériences récentes n’ont pu confirmer ces affirmations.

 

Cette race, dit-on, a été mise au point par les anciens mexicains pour leur servir de bouillote vivante pendant les longues nuits froides.  En l’absence de transpiration par voie cutanée chez le chien, ajouté au fait que la température normale de cet animal est plus élevée que chez les humains, ce rôle, il est vrai, lui convenait parfaitement.

 

 

 

Source : Desmond Morris, le chien révélé.