26/10/2008

Le rappel

Le rappel, comment faire et quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

 

C'est l'ordre que chaque chien devrait avoir acquis tant pour sa sécurité que pour la tranquillité de son maître et pour le plaisir de pouvoir promener son chien détaché.

Un bon rappel, c'est lorsque le chien revient immédiatement et rapidement auprès de son maître quand celui-ci lui donne un signal, quelles que soient les circonstances.

Quelques règles de bases à ne pas oublier :
- utiliser toujours le même ordre, quelle que soit la circonstance et quelle que soit la personne de la famille qui rappelle le chien. Il ne faut pas dire une fois "au pied", une fois "viens ici", une fois "à ta place", ...
- ne jamais disputer un chien qui revient même si cela fait 10 minutes qu'on lui demande de revenir et qu'il n'avait pas obéi. Un chien puni une fois se dira la fois suivante "je me suis fais disputer en revenant quand on me l'a demandé, donc je vais encore me faire disputer, alors je ne reviens pas".
- ne jamais courir derrière un chien qui ne revient pas. Le fait de courir le poussera soit à s'enfuir, s'il prend peur, soit à tourner autour de vous pour jouer car il prendra ça pour un appel à la course. Ce jeu est un des jeux préférés des chiens : courir l'un après l'autre. "Chouette, mon maître court derrière moi ". Et rappelez-vous bien, vous ne courrez jamais aussi vite que votre chien, vous ne pourrez pas le rattraper.

Le chien perçoit les ordres donnés par la parole et par la posture ou gestuelle.

Pour le côté verbal, l'ordre donné doit être simple et dit avec une intonation gaie qui va inciter le chien à revenir (même lorsqu'on est en colère). Si vous pensez que vous avez souvent tendance à être en colère, au lieu de donner un ordre, vous pouvez donner un petit coup de sifflet (sifflet d'arbitre de sport ou sifflet à ultra-sons) qui lui, aura une intonation toujours neutre. Mais attention, si vous utilisez ce moyen, pensez à toujours avoir votre sifflet sur vous.

Pour le côté gestuelle ou posture, il faut également lui donner envie de revenir. Pour cela, on écarte les bras, on met le ventre en avant, on s'accroupit, on bat des mains, on sourit .Et oui, montrez-lui que vous avez envie qu'il revienne.

Si cela ne suffit pas pour que votre chien revienne, partez en sens inverse en appelant le chien, couchez vous au sol, allez vous cacher derrière un arbre, tournez le dos au chien. Pour lui, ce sera comme un jeu et si vous vous amusez aussi, il viendra beaucoup plus volontiers.

Dès que votre chien arrive, faites lui la plus grosse fête possible "ouiiiiiiiiii, ça c'est bien mon chien", récompensez le avec une friandise, jouez avec lui. Surtout ne le rattachez pas de suite avec la laisse ou ne le faites pas rentrer à la maison sinon votre chien associera le rappel avec la fin de la balade et ne voudra pas revenir.

Dans la phase éducative du chien, commencez toujours dans un endroit où le chien n'aura pas de distraction, et pas de danger (route à proximité, autres chiens en train de jouer, ...). Rappelez votre chien quand il renifle le sol ou qu'il s'est un peu éloigné, félicitez-le et laissez-le repartir explorer son monde. Allez vous cacher et rappelez-le, "oui, c'est bien, il m'a retrouvé" et continuez la promenade. Rappelez-le une dernière fois, remettez la laisse et continuez votre balade en laisse avant de rentrer. Au lieu de poser la gamelle, préparez la à l'avance, laissez-là en hauteur et quand il fait autre chose, appelez le et félicitez le en lui donnant la gamelle.

Au départ, le chien doit être récompensé à chaque fois qu'il revient. Ensuite, on le récompense une fois sur 2 (en gardant le "c'est bien"), puis une fois sur 3 puis aléatoirement toute sa vie. Dites-vous bien qu'un chien qu'on rappelle alors qu'il est en train de jouer avec d'autres chiens, ou en train de se battre, doit avoir plus envie de revenir vers vous que de continuer son occupation. Alors, pour que le rappel soit efficace, n'hésitez-pas à le travailler régulièrement et à rappeler à votre chien que, de temps en temps, il y a une récompense au bout. Chouette !

Plus tôt vous commencerez dans la vie de votre chien, plus vite votre chien apprendra cet ordre essentiel. De plus, un chiot est très proche de son maître alors n'hésitez pas à le lâcher dès son plus jeune âge en l'habituant à revenir lorsque vous l'appelez. Il n'aimera pas ne plus vous voir et reviendra ventre à terre .

Et ensuite, quel plaisir de se promener avec son chien détaché sans crainte.

Avec un chien adulte, la même méthode peut être employée sans problème. Il faut juste demander à un ami de tenir votre chien en longe pendant la promenade pour ne pas prendre de risque

 

 

http://www.viveleschiens.com/section+item.itemid+132.htm

 

 

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15/10/2008

Race de chien : le labrador

 

Le labrador : le bienheureux compagnon

Adorant l'eau, le jeu et facile à éduquer, le labrador est devenu depuis quelques décennies le plus populaires des chiens. Selon la légende, le labrador serait issu du croisement d'un terre-neuve et d'une loutre.

Que ce soit vrai ou faux, peu importe, il y aurait plus d'un point commun entre la loutre et le labrador. En premier, il y a la queue qui est typique de cette race, très aplatie par en-dessous avec une attache très large, très dense et qui lui sert de gouvernail dans son milieu préféré : l'eau...

Le pelage est une autre ressemblance, le poil de ce chien étant particulier, car il le protège efficacement de l'eau froide et il est un excellent nageur avec ses pattes palmées.

Qu'est-ce qui a fait que cette race est devenue si populaire ? Cela tient à plusieurs facteurs. Le labrador est avant tout un chien des plus sociables, on ne le “dresse” pas, on l'éduque. Il recherche la présence de l'humain, il est très doux avec les enfants. La dominance n'est pas recherchée pour cette race et il n'a pas besoin d'un toilettage exigeant. Qui plus est, il est autonettoyant. Il n'est pas petit, mais s'il est bien éduqué, il prendra moins de place dans la maison que le chat.
Si vous recherchez un chien ayant toutes ces qualités et que vous ne désirez pas un chien de garde, c'est votre homme... pardon, votre chien !

Un peu d'histoire

Il y aurait plusieurs versions sur les origines du labrador, mais la plus probable est qu'il serait arrivé à Terre-Neuve avec les explorateurs du Nouveau Monde, les pêcheurs de morue et les colons venus d'Angleterre, d'Europe et de Norvège.
Avec le temps, les conditions de vie très rudes de ce coin de pays modelèrent des chiens aux qualités peu communes. Ils étaient de remarquables chiens d'eau qui étaient fréquemment d'une teinte unie, noire le plus souvent, que l'on nommait terre-neuve de St-John's, vivant dans la région de la capitale de l'île de Terre-Neuve.
Selon des auteurs britanniques, ce St-John était le chien idéal pour les pêcheurs locaux qui développaient et utilisait ses tendances naturelles. Ainsi, le St-John aurait aidé à tirer les filets au large et récupérait les poissons échappés du filet.
Le nom de Lord Malmesbury est connu comme le promoteur de la race à ses débuts. Il décida de faire l'élevage de ce chien qui, de par ses qualités de plongeur et de nageur, avait attiré son attention. Il le nomma labrador à cause de la région d'origine de ses souches. C'est lui qui produisit le premier ancêtre des labradors.

Son caractère

La joie de vivre est sans nul doute ce qui définit le mieux le labrador. Il est de nature soumise et aime passionnément travailler. Une éducation et un entraînement sous forme de jeu de la part de son maître feront que le labrador placera celui-ci sur un piédestal sans jamais chercher à l'atteindre et il étendra cette adoration à tout votre entourage.

C'est un chien, par contre, qui déteste la solitude. Pour lui, le bonheur sera de faire partie de la meute (votre famille) et il acceptera sans rechigner la dernière place dans l'échelle hiérarchique de la meute familiale.

Si vous désirez un compagnon à vos pieds au repos toute la journée et ne pouvez lui accorder un entraînement de 30 minutes trois fois par semaine, oubliez le labrador. Vous ne seriez pas heureux ensemble. Offrez-lui ce pourquoi il a été sélectionné: la nage, le rapport d'objets, de l'activité sous diverses formes, l'obéissance, l'agilité et la promenade au côté de son maître à bicyclette (pas avant l'âge de 18 mois), tout cela sous forme de jeu, il vous le rendra au centuple en affection et en plaisir tout au long de sa vie.La polyvalence, un atout maître !

La réputation du labrador n'est plus à faire, il a été utilisé dans tellement de domaines différents, mais citons quelques exemples : rapporteur d'excellence, il peut retrouver un oiseau perdu sur ou sous un plan d'eau, eh oui ! le labrador peut aussi plonger et replonger en apnée de longues secondes pour retrouver son canard qui s'accroche aux joncs, trahi par les bulles d'air qui reviennent à la surface. L'eau froide ne le rebute pas, son poil dense, jamais mouillé jusqu'à la peau et qui sèche rapidement, lui permet de faire son mandat.

Il travaille aussi très bien sur terre, il obéit à son maître qui peut le diriger visuellement ou à l'aide d'un sifflet à grande distance (plus de 150 mètres). Il peut, sur demande de son maître, rechercher un gibier qu'il n'a pas vu tomber: il fera des zigzags pour le rattraper avec son flair.
Si deux oiseaux sont tombés, il mémorisera l'endroit où ils tombent et les recherchera dans l'ordre qu'il les a vus tomber. Chien-guide, il pourra aider le non-voyant à se déplacer dans le labyrinthe de la ville ou d'un endroit inconnu.

Un labrador qui n'est pas sélectionné comme chien-guide peut très bien aider des personnes handicapées motrices dans leurs déplacements en fauteuil roulant en tirant, en ouvrant et fermant les portes. Il oeuvre aussi à titre de chien pour la zoothérapie, chien pour la recherche d'explosifs, de drogue, de personnes disparues, mais avant tout comme un compagnon de famille merveilleux. Il adore les enfants et deviendra un grand frère pour les plus petits, il supportera beaucoup d'accolades et d'assauts avec patience, il s'intégrera facilement au milieu familial, pour peu qu'on lui donne une routine de vie agréable et de l'exercice régulièrement.

Le type

Il y a deux tendances chez les éleveurs de labradors. Il y a une lignée américaine recherchée par les chasseurs passionnés car elle est active, énergique et travaillera très bien toute la journée de chasse. Il y a la lignée anglaise qui est, quant à elle, utilisée en conformation et fera un chien de famille plus calme que celui de la lignée américaine, ce qui ne l'empêchera pas de pouvoir être entraîné pour la chasse avec un certain succès.

Les standards

Le poids approximatif des mâles et des femelles en condition de travail : mâles : 27 à 34 kg et femelles : 25 à 32 kg. Quant à la hauteur aux épaules, celle-ci est pour les mâles de 57 à 62 cm, tandis qu'elle est de 54 à 60 cm pour les femelles.
Le labrador doit être costaud, le rein court. Le rein et l'arrière-train sont larges et puissants. Le pelage est particulier au labrador: il doit être court, très dense, sans ondulation et donner une impression d'être rêche au toucher. À ses débuts, la couleur noire dominait. Aujourd'hui, les couleurs sont le noir, le jaune et le brun (qui, par ailleurs, a toujours été plus rare que les autres couleurs... et il semble que ce soit aux États-Unis qu'on l'apprécie le plus dans sa version brune). Une petite tache blanche sur le poitrail est permise. Les yeux démontrant de l'intelligence et un bon tempérament sont préférablement bruns ou noisettes, le contour des yeux et la truffe doivent être brun foncé ou noir.

Le crâne est large et plat, l'arrêt du front doit être marqué, les mâchoires moyennes et les dents puissantes. Les oreilles moyennes sont triangulaires, retombant contre la tête et sont situées plutôt vers l'arrière. Le cou est fort.
Sa poitrine est large, puissante et bien descendue. Il possède une ossature forte.
Il peut vivre en moyenne une dizaine d'années. Cependant, comme toutes les grandes races de chien, il peut développer la dysplasie de la hanche. La race est aussi sensible à certaines maladies héréditaires, telle l'atrophie progressive de la rétine (PRA) et la cataracte.

En conclusion...

Si vous pensez acquérir un labrador, assurez-vous de pouvoir lui accorder du temps en éducation et en entraînement physique, car s'il n'est pas bien éduqué, il deviendra un délinquant qui vous jouera des tours pendables. Il vous faudra, si possible, avoir accès à de l'espace de jeu extérieur... il pourra difficilement se contenter d'un trois et demi en permanence.

Côté alimentation, le labrador a établi aussi sa réputation de bon vivant, il avalera son repas en moins de deux. Il faudra veiller à l'embonpoint, car il ne semble être jamais rassasié.
Si vous respectez ses besoins, il vous apportera un sourire à chaque jour.

Daniel Gravel

scoubidou 10 sept 06

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L'évolution du chien

Le développement du chiot

La période néo-natale (0-15jours)

Le chiot est aveugle, presque sourd et dépend complètement de sa mère. Le toucher est le sens dominant, c’est lui qui permet au chiot de retrouver les mamelles pour se nourrir.

Jusque vers 15 jours le chiot ne sait pas faire seul ses besoins, c’est la mère qui l’aide en faisant sa toilette (léchage de la région ano-génitale).

La période de transition (15-30 jours)

Le chiot achève le développement de son cortex cérébral: il a ouvert les yeux , les conduits auditifs aussi, le goût et l’odorat deviennent fonctionnels: c’est l’apprentissage des perceptions.

A trois semaines, le chiot peut commencer à laper les liquides; à 4 semaines il commence à mâcher les petits fragments. A six semaines , toutes ses dents de lait sont en place, il peut donc se nourrir seul.

La période de socialisation (30 jours-3 mois)

C’est une période-clé dans le développement psychique du chiot: il va acquérir les comportements nécessaires à sa vie en meute (reconnaissance de l’espèce et hiérarchisation).

L’imprégnation correspond à l’identification à l’espèce: en naissant, le chiot ne sait pas qu’il appartient à l’espèce canine, et c’est l’intensité des rapports avec la mère et le reste de la portée qui va le lui apprendre. Il est essentiel de garder au moins jusqu’à six semaines le chiot avec sa mère, sous peine de voir se développer de graves troubles du comportement (dyssocialisation primaire).

Au cours de cette période, le chiot est extrêmement sensible à son environnement: plus il sera stimulé, plus il saura s’adapter ultérieurement à toute variation extérieure; c’est pourquoi les chiots élevés en famille, qui gardent un excellent souvenir des contacts avec les humains (jeux avec es enfants) sont beaucoup plus sociables que les chiots élevés isolés.

L’apprentissage de la hiérarchie se fait dès le sevrage: à ce moment, le chiot ne dépend plus que de sa mère pour se nourrir, mais doit se plier aux codes de la meute pour l’accès à la nourriture, en laissant la préséance aux dominants.

Au cours des jeux avec le reste de la portée, il apprend aussi le contrôle de la morsure: s’il mord un peut fort un de ses frères ou sœurs, le mordu manifeste en couinant, et la mère intervient en punissant le fautif (léger serrage de la peau du cou). Si votre chiot mordille trop fort, adoptez le même comportement que la mère: saisissez-le doucement par la peau du cou pour décoller légèrement les pattes avant du sol, en disant fermement “non!”. Le chiot comprendra très bien ce signal.

Ultérieurement : les changements apportés par la puberté.

La puberté intervient à partir de six mois chez les petites races, plus tardivement (jusqu’à 10 mois) chez les grandes races. En dehors des manifestations sexuelles (apparition des chaleurs chez la femelle, désir de fugues chez certains mâles), c’est aussi une période d’affirmation du caractère: le chien va définitivement prendre sa place hiérarchique dans la maison, à l’intérieur de la meute constituée par la famille d’accueil.

C’est donc naturellement un moment où il va falloir être attentif aux excès de dominance. Voir à ce sujet le topo sur l’importance de la hiérarchie dans l’éducation du chien.

 

 

Source vet&cie

13:20 Écrit par les baraques waterloo dans Comportement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chien, waterloo, animaux, comportement, club canin, les baraques, vet cie |  Facebook |